Le livre de Stéphane Babey que je viens de découvrir (paru aux Editions Koutoubia en 2010): Camus une passion algérienne m' a captivé mais il m'a, si je puis dire, couper l'herbe sous les pieds. En faisant le projet de me rendre de nouveau en Algérie, quittée depuis plus de cinquante ans, pour revoir les lieux de mon enfance j'avais également le projet de suivre en partie un "itinéraire Camus" en me rendant sur des lieux qu'il avait connus et fréquentés. Or c'est ce que fait Stéphane Babey à Alger, Belcourt, Tipaza et Noces, Drean lieu de naissance d'Albert Camus, Annaba et Saint Augustin, objet du mémoire de philosophie de Camus, Oran et la peste, Marengo (Hadjout)et l'Etranger.
Il évoque si bien ces lieux ,avec notamment des pages magnifiques sur Tipaza, que j'en serai réduit , si je m’aventurai dans cette direction, à redire ce qu'il dit si bien.
Mais ce qu'il y a de mieux encore dans ce livre , en dehors de l'évocation des lieux, c'est, à propos de chacun d'eux le rappel de la philosophie de Camus et , en quoi elle est liée à ces lieux. L'auteur nous montre ce que lui a apporté la pauvreté, aujourd’hui hui quasiment la m^me, du quartier de Belcourt, ce que lui a apporté aussi la beauté absolue d'un lieu comme Tipaza qui ouvre sur le questionnement métaphysique. "Au printemps Tipaza est habité par les Dieux....." la pensée de cet autre algérien universellement célèbre qu'est Saint Augustin et le rapport de cette pensée avec la beauté d'Annaba sur la mer.
Enfin l'auteur nous montre combien la pensée d'Albert camus est encore présente et à l'oeuvre dans l'Algérie aujourd’hui et dans ses déchirements.
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
mercredi 24 février 2016
mardi 9 février 2016
YU MIRI Sortie parc gare d'Ueno
Voilà un roman paru chez Actes
Sud en 2015 que je n’aurai sans doute jamais lu si une amie ne me l avait
offert. J’éprouve, en effet, une sorte de réticence à l’égard de la littérature
de pays que je ne connais pas et je n’aurai pas été de moi-même vers cette romancière
japonaise. J’aurai eu tort car voilà un roman remarquable et sensible sur le
monde des SDF dans ce parc de Tokyo.
On a là l’histoire d’un vieil
homme qui finit sa vie dans une cabane faite de carton et de toiles et qui nous
donne a sentir ce qu’il ressent. Il a très peu connu sa famille étant parti
loin de chez lui pour gagner petitement sa vie. On en apprend beaucoup sur
cette situation fréquente au Japon où, pour des raisons économiques des hommes
sont contraints d’aller travailler pour pas grand-chose très loin de chez eux
et qu’il se crée, alors, une coupure dans leur vie. Son fils est mort à vingt
ans puis plus tard sa femme et c’est à ce moment qu’il a quitté sa maison et qu’il
est devenu ce SDF dans ce parc.
Il y a, notamment le récit
poignant de la mort et des obsèques de son fils avec la liturgie particulière des partisans de la Terre pure et cette invocation
qui revient comme un leitmotiv, comme une incantation Namo Amida Butsu…
Le style est également
particulier et se rapproche d’une écriture poétique avec quelques fois des
mots, de simples mots répétés. On est vite pris par ce que l’on apprend , petit à petit , de la
vie difficile de cet homme et des SDF de ce parc ,obligés de dégager en
emportant leurs affres et en démontant leurs pauvres cabanes lorsque la visite
d’une personnalité et surtout de la famille Impériale est annoncée.
mardi 2 février 2016
Jacques Fournier: L'Algérie retrouvée
Jacques Fournier, ancien Conseiller d’Etat, ancien Haut fonctionnaire
a publié en 2014 aux Editions Bouchène : « L’Algérie retrouvée
1929-2014 » qui est un livre mixte, à la fois souvenirs personnels et
essai politique.
L’auteur est doublement lié à l’Algérie d’abord parce qu’il
est issu d’une famille pied noir à la fois du côté paternel et maternel même si,
comme il le souligne lui-même, sa famille n’a jamais contrairement a beaucoup d’autres,
perdu ses liens avec la France et si, de son côté, il a quitté volontairement l’Algérie
en 1947 sans y être contraint. Il est donc un pied noir à part et il reconnait
lui-même qu’il n’a jamais vraiment adhéré à la culture et au folklore pied noir
(p.45)
Ce pays qu’il a donc quitté sans le connaître vraiment (p.44)
il s’y attachera plus tard et le connaîtra mieux, par la suite, en y faisant de
nombreux séjours.Je note , au passage , que son arrière grand père décédé en 1920 a pu connaître mon grand père lorsqu'il vivait a Saint Arnaud (El Eulma) (p. 11)
La deuxième raison de son attachement à l’Algérie est son
mariage avec la fille d’un intellectuel Algérie (Kabyle) Mohand Tazerout et je dois
dire que la partie de son livre consacrée à l’évocation de son beau-père et de
sa vie d’intellectuel est absolument captivante .Parmi les œuvres de Mohand
Tazerout se trouve un livre : « L’Algérie de demain » publié en
1960 dans lequel il présente sa vision de ce que pourrait être l’Algérie
nouvelle dans laquelle les Algériens musulmans et les Français d’Algérie
pourront peu à peu devenir les enfants d’un pays libre comme la France…..( p.57
). Je me suis posé la question de savoir si Mohand Tazerout avait connu les
écrits d’Albert Camus et notamment son idée d’une Constitution permettant aux
deux peuples de demeurer ensemble et ce qu’il en avait pensé. Utopie d’intellectuels
que l’on retrouve encore à la fin du livre lorsque Jacques Fournier évoque un
texte de Kamel Daoud se plaignant que l’Algérie n’ait pas eu son Mandela.L'explication que donne l'auteur de la différence entre l'Algérie et l'Afrique du Sud est très intéressante et, je crois, très juste. ( p.136)
J’ai trouvé que la partie consacrée aux souvenirs personnels de
l’auteur manquait un peu de chaleur et d’émotion mais c’est sans doute du a ce
départ volontaire qui n’a donc pas été un déchirement et qui n’a jamais en vérité supprimé le lien avec le
pays de l’enfance.
Pour moi, qui vais faire ce retour en Algérie plus de
soixante après mon départ obligé je pense que je ressentirai une plus grande
émotion en retrouvant changés ou inchangés les lieux de mon enfance heureuse.
Enfin ce livre, je l’ai dit, est aussi un essai sur l’Algérie aujourd’hui et sur celle qu’elle pourra devenir et là, l’auteur est extrêmement
intéressant envisageant deux hypothèses, l’une consacrant une séparation plus
grande avec la France et l’autre, qui a évidement sa préférence, ou au
contraire des liens plus forts se créeraient autour de la Méditerranée.
Ce livre qu’une rencontre m’a fait connaître tombe
magnifiquement, comme une sorte de signe du destin pour me permettre de mieux
connaître ce pays de mon enfance au
moment ou, enfin, après tant d'années, je vais y retourner.
samedi 30 janvier 2016
Marguerite Yourcenar, encore
Vient de paraître Yourcenar, carte d'identité d’Henriette Levillain aux éditions fayard.Une nouvelle étude (il n'en manque pas) sur cet écrivain qui est parmi mes préférés et dont je relie , assez régulièrement Mémoires d'Hadrien qui me paraît le livre de la sagesse.
Cette nouvelle étude est intéressante en ce qu'elle se présente sous forme d'une sorte de dictionnaire amoureux ou l'auteur étudie l'écrivain et son oeuvre en partant de divers entrées: Amie des bêtes, Aristocrate, Écologiste, Enfance et vieillesse, historienne Mémorialiste,Style d'une vie, Mort et d'autres encore.
On parcourt ainsi aisément la vie et l'oeuvre de Marguerite Yourcenar.
J'ai évidement beaucoup aimé l'entrée : Amie des bêtes car Yourcenar a écrit sur la souffrance que nous infligeons aux animaux des pages très fortes.
Il résulte de l'ensemble que l'on a affaire a une femme libre qui est demeurée loin des mondanités et qui a posé sur la vie un regard original.
Cette nouvelle étude est intéressante en ce qu'elle se présente sous forme d'une sorte de dictionnaire amoureux ou l'auteur étudie l'écrivain et son oeuvre en partant de divers entrées: Amie des bêtes, Aristocrate, Écologiste, Enfance et vieillesse, historienne Mémorialiste,Style d'une vie, Mort et d'autres encore.
On parcourt ainsi aisément la vie et l'oeuvre de Marguerite Yourcenar.
J'ai évidement beaucoup aimé l'entrée : Amie des bêtes car Yourcenar a écrit sur la souffrance que nous infligeons aux animaux des pages très fortes.
Il résulte de l'ensemble que l'on a affaire a une femme libre qui est demeurée loin des mondanités et qui a posé sur la vie un regard original.
jeudi 28 janvier 2016
L’Émir Abdelkader: Apôtre de la fraternité.
J’ai acheté ce matin et
j’ai lu aussitôt le livre que vient de publier Mustapha Cherif aux éditions
Odile Jacob : « L’Emir Abdelkader Apôtre de la fraternité. »
C’est un livre très clair
et très complet sur la vie et surtout sur l’action et la pensée de l’Emir et il
complète bien la documentation, déjà nombreuse que j’ai réuni pour ma
conférence sur : »L’émir Abdelkader et le dialogue inter religieux. »
Je ne reviens pas sur la
partie, pourtant très intéressante, consacrée au rôle de résistant et de guerrier
en Algérie de l’Emir mais plutôt sur sa conception de la religion en général et
de l’islam en particulier.
La conception qu’il se
faisait de sa religion (c’est un soufi) est une conception où l’humanité tient la première place. Et ce
n’est pas pour rien que bien que combattant la France il a, dés le début,
établit des règles de bon comportement à l’égard des prisonniers ce qui en fait
un précurseur du droit humanitaire international. Il ya dans le livre la
citation du discours prononcé à Alger par le Président de la Croix Rouge
Internationale dans lequel est fait un rapprochement tout a fait juste entre
l’Emir Abdelkader et Henry Dunant , fondateur de la Croix Rouge qui a , vécu
lui aussi en Algérie et sur lequel j’ai aussi donné une conférence ? (p.56
a 58 ) et j’ai ainsi appris que la Croix Rouge avait en 2006 inauguré une stèle
à la mémoire de l’Emir dans son siège de Genève.
Ce livre nous livre aussi
le récit détaillé de l’attitude déterminée et courageuse de l’Emir lors d’une
attaque des Chrétiens a Damas où il réussit a sauver des milliers de ces
chrétiens en haranguant les assaillants avec force :
« Misérables ! Est-ce la façon dont vous honorez le prophète ?
Que sa malédiction soit sur vous ! Honte a vous, honte. Repentez vous.
Vous croyez pouvoir faire ce que vous voulez avec les chrétiens….Ce sont mes
frères. Retirez vous ou je donne l’ordre a mes hommes de rétablir
l’ordre. » (p.89)
Et , en vérité le livre
montre que toutes ces actions ne sont que le résultat de la conception que
l’Emir se faisait de sa religion ,ouverte sur l’homme , acceptant le choix de
chacun et rappelant que les anciens prophètes devaient être respectés.
Il n’ y a qu’une chose sur
laquelle je ne partage pas les analyses de l’auteur qui estime (idée dans l’air
du temps) que seule la croyance en un Dieu peut aider l’humanité et que les
droits de l’homme , notamment, sont a eux seuls insuffisants. Il reprend aussi
l’analyse d’un occident
« matérialiste » a qui manquerait la spiritualité. (p.104 a
109).
En ce qui me concerne je crois que la liberté est première, notamment
celle de croire ou de ne pas croire (L’Emir l’a dit) et je ne crois absolument pas que
l’absence d’une foi interdise de créer un monde harmonieux et juste. Sur ce
point je suis plutôt Camus que l’Emir.
En tous cas je conseille
vivement la lecture de ce livre qui, en ces moments si troublés, face a ces
dérives de certain musulmans ne peut qu’apporter apaisement et direction pour
l’avenir.
vendredi 15 janvier 2016
La poupée de Kafka
La poupée de Kafka de Francis Colin vient d’être publié par Actes Sud et ce roman part d’une petite histoire qui, il y a plusieurs années avait retenue mon attention. Un jour que Franz Kafka se promenait dans un parc a Berlin il tombe sur une petite fille en pleurs et si elle a un si grand chagrin c’est qu’elle a perdu sa poupée. Le romancier va alors lui raconter une histoire et lui dire que sa poupée est partie en voyage et qu’elle lui a d’ailleurs écrit une lettre. Si le petite fille revient le lendemain dans le parc il lui apportera la lettre. Ainsi Franz Kafka va écrire plusieurs lettres jusqu’à une dernière dans laquelle la poupée annonce qu’elle va se marier et qu’il ne serait pas convenable qu’elle continue à écrire. La petite fille est consolée et accepte cette décision de sa poupée.
On s’est demandé si cette histoire était vraie car les lettres à la poupée n’ont jamais été retrouvées.
A partir de anecdote l’auteur va bâtir un roman auquel on se laisse prendre. La fille d’un Professeur de littérature spécialiste de Kafka va partir à la recherche de cette petite fille devenue une vielle dame qui, pour diverses raisons ne veut plus entendre parler de cette histoire et que la cruauté de sa vie ont doté d’un caractère particulièrement difficile. Le roman est l’occasion de faire vivre les relations compliquées du père et de la fille et de cette vielle dame dont le destin a été particulièrement cruel. a-t-elle encore les lettres à la poupée? Le suspens est maintenue jusqu’à la fin et je n’en dirai rien ici mais on apprend que l’histoire n’est pas tout a fait celle que l’on croyait.
On s’est demandé si cette histoire était vraie car les lettres à la poupée n’ont jamais été retrouvées.
A partir de anecdote l’auteur va bâtir un roman auquel on se laisse prendre. La fille d’un Professeur de littérature spécialiste de Kafka va partir à la recherche de cette petite fille devenue une vielle dame qui, pour diverses raisons ne veut plus entendre parler de cette histoire et que la cruauté de sa vie ont doté d’un caractère particulièrement difficile. Le roman est l’occasion de faire vivre les relations compliquées du père et de la fille et de cette vielle dame dont le destin a été particulièrement cruel. a-t-elle encore les lettres à la poupée? Le suspens est maintenue jusqu’à la fin et je n’en dirai rien ici mais on apprend que l’histoire n’est pas tout a fait celle que l’on croyait.
samedi 26 décembre 2015
Paris :Fluctuat nec mergitur.
Me voilà à Paris pour un mois.J'ai été , hier soir , dés mon arrivée à Paris Place de la République et tout prés de chez moi au Carillon et tous ces hommages encore amassés là sont très émouvants même si j'en avais vu des photos. Devant le Carillon il y a un sapin de Noël où les gens ont accroché en guise de décorations de très nombreux petits mots, des dessins, certains d'enfants, des poèmes, des citations et l'on ne peut pas lire et voir tout cela sans une grande émotion. En face sur un mur de l'Hôpital Saint Louis il y a un grand tableau avec la photo des disparus et la Rue Marie et Louise a installé des milliers de petits drapeaux un peu à la manière des arbres a prières tibétains. Je suis fier de mon quartier dont on mesure en voyant cela la solidarité , l'ouverture aux autres et une volonté inflexible de ne pas céder.
Dans la suite de la promenade j'ai constaté que la ville de Paris avait inscrit sur de nombreux murs la belle devise de la Capitale: Fluctuat nec mergitur.
Dimanche soir j'ai invité ma nièce et son compagnon a dîner à la Coupole, brasserie superbe et historique de Montparnasse. Nous avons passé une soirée fort agréable: décor art déco magnifique et menu excellent Malheureusement la soirée s'est mal terminée car en repartant ma nièce n'a plus retrouver son sac qu'elle avait placé sur le porte bagage prévu a cet effet derrière notre table.Je n'avais imaginé qu'une telle chose pouvait arriver dans un endroit de cette qualité!
Un article de Liberation sur l'évolution de la population du Marais m'incite a aller revisiter cet endroit fort agréable autour de la Place des Vosges.
Dimanche avant d'aller manger un couscous chez Hamadii dans la quartier latin nous sommes passés par la Place de l'Hôtel de Ville où se trouvait une grande exposition d'animaux en altuglass.
Lundi nous sommes allés dans le quartier de la Gare de Lyon, tout prés de la Place de la Bastille pour visiter la Rue Cremieux qui se donne des airs de Burano sur Seine avec ses maisons peintes de toutes les couleurs. C'est assez original a Paris!
Nous avons aussi déjeuner dans un restaurant ,L'Amarante, dont j’avais lu une critique dans l'Express et qui fait une très bonne cuisine française avec un bon rapport qualité prix
Le temps est devenu pluvieux et je me suis donc rendu à la belle librairie de l'Avenue Parmentier Les guetteurs de vent pour y acheter un roman dont je viens de lire la critique : "La poupée de Kafka" sur une anecdote que je connaissais déjà.
Un jour Kafka se promenant dans un parc voit une petite fille en pleur. Elle lui dit en sanglotant qu'elle a perdu sa poupée. Kafka la console en lui disant que sa poupée est partie en voyage et quelle lui a écrit une lettre. Il a alors rédiger plusieurs lettres qu'il remettra chaque jour pendant quelques temps a la petite fille.....Voilà le point de départ du roman.
Par l'effet du hasard en sortant je tombe sur un petit local rempli de poupées en réparation. Ce local est tenu par un artisan de plus de 80 ans qui répare depuis plus de cinquante ans les poupées et qui reçoit des lettres très émouvantes qu'il affiche dans sa vitrine.
Dimanche 10 janvier la Place de la République a connu une belle cérémonie à la mémoire des victimes de la barbarie islamiste des mois de janvier et novembre 2015: une belle chanson de Jacques Brel,les prénoms de Paris que je n,e connaissais pas et un très beau texte ,parfaitement adapté à la situation de Victor Hugo. En fin d’après midi nous y avons fait un tour pour l'illumination du chêne du souvenir et de la statue: très beau et encore du monde tout autour de la place dans le silence et le recueillement.
En cette fin d’après midi nous avons été à la réouverture du Carillon, ce petit café où furent tués tant de jeunes en novembre: du monde, des télévisions, des photographes et de l'émotion partout. Nous ys sommes repassés le soir pour promener le chien. Il y avait une foule considérable et tous ces jeunes gens entassés dans le bar, débordants sur les trottoirs et sur la rue ,un verre à la main,dans un climat amical et convivial était bien le signe de la victoire sur la barbarie.
Les jeunes tueurs étaient maintenant dans le néant et,il m'arrivait de l’espérer sans y croire,ils avaient été chassés avec perte et fracas du paradis et jetés en enfer par un Dieu très en colère et, en tous cas eux et leurs criminels inspirateurs avaient perdu.
Je suis rentré avec de la tristesse en pensant a tous ces jeunes partis et qui ne pouvaient plus être là et de joie pour cette renaissance et cette victoire, un sentiment mêlé que seule , sans doute la musique pourrait restituer . J'ai caressé la tête de mon chien symbole de l'innocence.
Lundi après midi promenade du côté du Châtelet et de la place de la Sorbonne puis un petit chocolat chaud dans une toute petite boutique que nous connaissons depuis plus de trente ans!!
Mardi visite au musée Jaquemart André pour une exposition sur le portrait à la Cour des Médicis à Florence. Beaux portraits et dans un très bel hôtel particulier qui, à lui seul vaut la visite.
Jeudi nous déjeunons avec Catherine et son fils Pierre.Ils nous font découvrir un nouveau restaurant de l'autre côté du Canal: Le Robinet d'or.
Enfin, hier soir nous avons invité Martine dans un restaurant que nous découvrons dans la rue Marie et Louise ,tout près de chez nous et qui s'appelle aussi Marie et Louise: agréable soirée et bonne cuisine.
Dimanche midi déjeuner dans un restaurant très agréable par son décor et sa cuisine italienne, l'Ober mama 107 Bld Richard Lenoir
Le séjour parisien se termine. Nous reprenons l'avion lundi.
Dans la suite de la promenade j'ai constaté que la ville de Paris avait inscrit sur de nombreux murs la belle devise de la Capitale: Fluctuat nec mergitur.
Dimanche soir j'ai invité ma nièce et son compagnon a dîner à la Coupole, brasserie superbe et historique de Montparnasse. Nous avons passé une soirée fort agréable: décor art déco magnifique et menu excellent Malheureusement la soirée s'est mal terminée car en repartant ma nièce n'a plus retrouver son sac qu'elle avait placé sur le porte bagage prévu a cet effet derrière notre table.Je n'avais imaginé qu'une telle chose pouvait arriver dans un endroit de cette qualité!
Un article de Liberation sur l'évolution de la population du Marais m'incite a aller revisiter cet endroit fort agréable autour de la Place des Vosges.
Dimanche avant d'aller manger un couscous chez Hamadii dans la quartier latin nous sommes passés par la Place de l'Hôtel de Ville où se trouvait une grande exposition d'animaux en altuglass.
Lundi nous sommes allés dans le quartier de la Gare de Lyon, tout prés de la Place de la Bastille pour visiter la Rue Cremieux qui se donne des airs de Burano sur Seine avec ses maisons peintes de toutes les couleurs. C'est assez original a Paris!
Nous avons aussi déjeuner dans un restaurant ,L'Amarante, dont j’avais lu une critique dans l'Express et qui fait une très bonne cuisine française avec un bon rapport qualité prix
Le temps est devenu pluvieux et je me suis donc rendu à la belle librairie de l'Avenue Parmentier Les guetteurs de vent pour y acheter un roman dont je viens de lire la critique : "La poupée de Kafka" sur une anecdote que je connaissais déjà.
Un jour Kafka se promenant dans un parc voit une petite fille en pleur. Elle lui dit en sanglotant qu'elle a perdu sa poupée. Kafka la console en lui disant que sa poupée est partie en voyage et quelle lui a écrit une lettre. Il a alors rédiger plusieurs lettres qu'il remettra chaque jour pendant quelques temps a la petite fille.....Voilà le point de départ du roman.
Par l'effet du hasard en sortant je tombe sur un petit local rempli de poupées en réparation. Ce local est tenu par un artisan de plus de 80 ans qui répare depuis plus de cinquante ans les poupées et qui reçoit des lettres très émouvantes qu'il affiche dans sa vitrine.
Dimanche 10 janvier la Place de la République a connu une belle cérémonie à la mémoire des victimes de la barbarie islamiste des mois de janvier et novembre 2015: une belle chanson de Jacques Brel,les prénoms de Paris que je n,e connaissais pas et un très beau texte ,parfaitement adapté à la situation de Victor Hugo. En fin d’après midi nous y avons fait un tour pour l'illumination du chêne du souvenir et de la statue: très beau et encore du monde tout autour de la place dans le silence et le recueillement.
En cette fin d’après midi nous avons été à la réouverture du Carillon, ce petit café où furent tués tant de jeunes en novembre: du monde, des télévisions, des photographes et de l'émotion partout. Nous ys sommes repassés le soir pour promener le chien. Il y avait une foule considérable et tous ces jeunes gens entassés dans le bar, débordants sur les trottoirs et sur la rue ,un verre à la main,dans un climat amical et convivial était bien le signe de la victoire sur la barbarie.
Les jeunes tueurs étaient maintenant dans le néant et,il m'arrivait de l’espérer sans y croire,ils avaient été chassés avec perte et fracas du paradis et jetés en enfer par un Dieu très en colère et, en tous cas eux et leurs criminels inspirateurs avaient perdu.
Je suis rentré avec de la tristesse en pensant a tous ces jeunes partis et qui ne pouvaient plus être là et de joie pour cette renaissance et cette victoire, un sentiment mêlé que seule , sans doute la musique pourrait restituer . J'ai caressé la tête de mon chien symbole de l'innocence.
Hier soir 16 janvier nous sommes allé avec Martine à un concert de Fado salle Jacques Brel à Pantin.Il est très rare que je franchisse le périphérique mais grand amateur de Fado je ne pouvais manquer ce concert donné par Antonio Zamparo dont on dit qu'il chante le Fado du XXI° siècle. Il est vrai qu'il a rajeuni un peu le Fado en y glissant un peu de jazz. Très belle soirée en tous cas.
Ce matin petit café au Carillon qui est décidément un endroit bien sympa. Nous avons fait connaissance avec le chat de la maison
Lundi après midi promenade du côté du Châtelet et de la place de la Sorbonne puis un petit chocolat chaud dans une toute petite boutique que nous connaissons depuis plus de trente ans!!
Mardi visite au musée Jaquemart André pour une exposition sur le portrait à la Cour des Médicis à Florence. Beaux portraits et dans un très bel hôtel particulier qui, à lui seul vaut la visite.
Jeudi nous déjeunons avec Catherine et son fils Pierre.Ils nous font découvrir un nouveau restaurant de l'autre côté du Canal: Le Robinet d'or.
Enfin, hier soir nous avons invité Martine dans un restaurant que nous découvrons dans la rue Marie et Louise ,tout près de chez nous et qui s'appelle aussi Marie et Louise: agréable soirée et bonne cuisine.
Dimanche midi déjeuner dans un restaurant très agréable par son décor et sa cuisine italienne, l'Ober mama 107 Bld Richard Lenoir
Le séjour parisien se termine. Nous reprenons l'avion lundi.
Inscription à :
Articles (Atom)
































