jeudi 26 février 2009

Le Premier Homme au Cinema

Dans le Nouvel Observateur

«Le premier Homme» au cinéma
Gamblin sera Camus
Par Baptiste Touverey
Les livres de Camus inspirent les cinéastes. Après «L'Etranger» (tourné en 1967 par Visconti) et «La Peste» (en 1992, par Luis Puenzo), c'est au tour du «premier Homme» d'être porté à l'écran.


Ce roman autobiographique inachevé avait été retrouvé dans la valise de l'écrivain après son accident de voiture du 4 janvier 1960. Et il avait fallu attendre 1994 pour qu'il soit enfin publié (par Gallimard).
Le tournage commencera en avril sous la direction du réalisateur italien Gianni Amelio. Il se déroulera en France et en Algérie. Le rôle de Jacques Cormery, alter ego de Camus dans le roman, sera tenu par Jacques Gamblin. Denis Podalydès et Claudia Cardinale ont aussi été confirmés au générique. L'actrice devrait interpréter le rôle de la mère de l'écrivain.
Le film est coproduit par la France et l'Italie. Son budget est estimé à 9 millions d'euros.
B.T.

dimanche 22 février 2009

Encore et toujours Camus

Je relisais ce matin le très beau texte de Sartre au moment du décès de Camus. Certains y ont vu un hommage hypocrite. Je veux croire à une émotion et une sincérité réelle.

[…] Nous étions brouillés lui et moi : une brouille, ce n’est rien - dût-on ne jamais se revoir - tout juste une autre manière de vivre ensemble et sans se perdre de vue dans le petit monde étroit qui nous est donné. Cela ne m’empêchait pas de penser à lui, de sentir son regard sur la page du livre, sur le journal qu’il lisait et de me dire : “Qu’en dit-il? Qu’en dit-il EN CE MOMENT?”
(…) Il représentait en ce siècle, et contre l’Histoire, l’héritier actuel de cette longue lignée de moralistes dont les œuvres constituent peut-être ce qu’il y a de plus original dans les lettres françaises. Son humanisme têtu, étroit et pur, austère et sensuel, livrait un combat douteux contre les événements massifs et difformes de ce temps. Mais inversement, par l’opiniâtreté de ses refus, il réaffirmait, au cœur de notre époque, contre les machiavélismes, contre le veau d’or du réalisme, l’existence du fait moral.
Il était pour ainsi dire cette inébranlable affirmation. Pour peu qu’on lût ou qu’on réfléchît, on se heurtait aux valeurs humaines qu’il gardait dans son poing serré : il mettait l’acte politique en question. »

vendredi 20 février 2009

Penser le Coran

Le dernier numéro du Monde des livres rend compte du livre de Mahmoud Hussein: " Penser le Coran" paru aux Editions Grasset. D'après l'article il s'agit d'un texte à la fois érudit et clair, ce qui ne va pas toujours ensemble, sur le Coran et la façon dont il doit être lu. le problème n'est pas nouveau et le débat entre une lecture qui doit tenir compte des conditions historiques, sociologiques et économiques du moment de la Révélation et une lecture littérale n'est pas prêt d'être fini.
En tous cas selon son auteur le problème n'a pas évolué dans le bon sens:
"Nous avons découvert,écrit-il, combien l'esprit des musulmans de l'époque était plus ouvert et plus libre que celui des musulmans d'aujourd'hui. Ils ont vécu l'avènement de l'islam comme une ouverture, une libération. Dieu, par le truchement de son Messager, donne une dimension individuelle à la conscience de l'homme. Pour les Arabes du VIIe siècle, ce fut un début d'affranchissement hors de l'esprit des clans, des tribus qui structuraient la conscience arabe."
Et de revendiquer le bandeau qui ceint leur dernier livre : "La parole de Dieu contre l'intégrisme."
Je ne peux que conseiller d'aller vérifier l'article du Monde:

http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/02/19/une-autre-lecture-du-coran_1157723_3260.html#ens_id=1139221

Et de lire aussi la chronique excellente de Passouline dans son blog:

http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/02/26/islam-la-parole-de-dieu-contre-lintegrisme/

mardi 17 février 2009

Le ridicule ne tue pas!

Si cette information est confirmée, heureusement que le ridicule ne tue pas ou plutôt dommage qu'il ne tue pas.

Le prochain sommet de l'Otan, début avril, célébrera le 60e anniversaire de l'organisation. Et, selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, le président français tient absolument à s'asseoir à côté du secrétaire général, Jaap de Hoop Scheffer, quitte à bousculer la règle en vigueur qui veut que les chefs d'État et de gouvernement soient installés autour de la table par ordre alphabétique. Un compromis aurait cependant été trouvé : Sarkozy pourrait s'asseoir à la droite du secrétaire général tant que les caméras de télévision tourneraient dans la salle, puis changer de place après la sortie des journalistes. ( source Le Figaro)

Lecture de poésie

Le 13 Mars prochain,à Monein, je vais lire avec Pascale de la poésie. C'est une lecture que j'avais déjà faîte à Pau mais je vais y rajouter un texte de rap chanté par Abdel Malik et que j'ai trouvé trés beau dès que je l'ai entendu. je le transcris ci dessous: il n'est pas trés facile à dire et il vaut mieux, évidemment l'entendre de la bouche d'Abdel Malik lui-même. Le titre en est: " C'est du lourd.."

Je m'souviens , maman qui nous a élevés toute seule, nous réveillait pour l’école quand on était gamins, elle écoutait la radio en pleurant notre pain, et puis après elle allait au travail dans le froid, la nuit, ça c’est du lourd.Ou le père de Majid qui a travaillé toutes ces années de ses mains, dehors, qu’il neige, qu’il vente, qu’il fasse soleil, sans jamais se plaindre, ça c’est du lourd.Et puis t'as tous ces gens qui sont venus en France parce qu’ils avaient un rêve et même si leur quotidien après il a plus ressemblé à un cauchemar, ils ont toujours su rester dignes , ils n'ont jamais basculé dans le ressentiment, ça c’est du lourd , c’est violent.Et puis t'as tous les autres qui se lèvent comme ça, tard dans la journée, qui se grattent les bourses, je parle des deux, celles qui font référence aux thunes, du genre "la fin justifie les moyens" et celles qui font référence aux filles, celles avec lesquelles ils essaient de voir si y’a moyen, ça c’est pas du lourd .Les mecs qui jouent les choses zerma devant les blocs deal, un peu de cock, de temps en temps un peu de ke-cra (crack) et disent « je connais la vie moi monsieur ! », alors qu’ils connaissent rien, ça c’est pas du lourd.Moi je pense à celui qui se bat pour faire le bien, qu'a mis sa meuf enceinte, qui lui dit j’t’aime, je vais assumer, c’est rien, c’est bien, qui va taffer des fois même pour un salaire de misère, mais le loyer qu’il va payer, la bouffe qu’il va ramener à la baraque, frère, ça sera avec de l’argent honnête, avec de l’argent propre, ça c’est du lourd.Je pense aussi à ces filles qu’on a regardé de travers parce qu’elles venaient de cités, qu'ont montré à coup de ténacité, de force, d’intelligence, d’indépendance, qu’elles pouvaient faire quelque chose de leur vie, qu’elles pouvaient faire ce qu’elles voulaient de leur vie, ça c’est du lourd.Mais t’as le bourgeois aussi, genre emprunté, mais attention je n'généralise pas, je dis pas que tous les bourgeois sont condescendants, paternalistes ou totalement imbus de leur personne, je veux juste dire qu’il y a des gens qui comprennent pas, qui croient qu’être français c’est une religion, une couleur de peau, ou l'épaisseur d’un portefeuille en croco, ça c’est bête , c'est pas du lourd , c’est...La France elle est belle, tu le sais en vrai, la France on l’aime, y’a qu’à voir quand on retourne au bled, la France elle est belle, regarde tous ces beaux visages qui s’entremêlent.Et quand t’insultes ce pays, quand t’insultes ton pays, en fait tu t’insultes toi-même, il faut qu’on se lève, faut qu’on se batte dans l’ensemble, rien à faire de ces mecs qui disent "vous jouez un rôle ou vous rêvez", ces haineux qui disent "vous allez vous réveiller", parce que si on est arrivé, si on est arrivé à faire front avec nos différences, sous une seule bannière, comme un seul peuple, comme un seul homme, ils diront quoi tous ?C’est du lourd, du lourd, un truc de malade…..

samedi 14 février 2009

Pourquoi avoir quitté l'Algérie?

Le Monde diplomatique contient un article passionnant sur les Européens demeurés en Algérie après l’indépendance du pays en 1962. Bien sûr cette communauté avec le temps se dépeuple mais il est intéressant de voir comment ils ont vécus cette période et comment ils sont perçus, à la fois par les Algériens et par leurs compatriotes, ceux qui ont quitté l’Algérie à l’indépendance .On se reportera donc à cet article qui se présente comme une série d’entretiens avec de vieux Européens Algériens

mercredi 11 février 2009

Noces a Tipasa

" Au printemps,Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillons dans les amas de pierres." Albert Camus: première phrase de Noces à Tipasa.Et maintenant, voyez les photos...

http://marenostrum.over-blog.net/article-16250415.html