Israél veut la paix a déclaré Simon Peres au sommet de Davos ce qui lui a valu une réplique cinglante du Premier Ministre Turc et à juste titre: on ne peut pas vouloir la paix en commettant des crimes de guerre , en tuant des civils ,femmes et enfants. Et puis il ya une preuve évidente qu'en réalité Israél ne cherche pas la paix c'est que dans le même temps son gouvernement autorise le développement des colonies et ce malgré des promesses et malgré les exigences de la communauté internationale.
Lire le lien ci -dessous:
http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2009/01/30/la-colonisation-se-porte-bien/
Voilà ce qu'écrit un quotidien israélien au sujet d'un rapport officiel sur le sujet:
"
"jette une lumière crue sur les déclarations pacifiques d'Israël et sur la position officielle selon laquelle les colonies ont été créées en accord avec les normes internationales et dans le respect de la propriété privée", écrit Haaretz dans un éditorial."
Lire également l'article du Monde:
www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/02/02/la-colonisation-israelienne-se-poursuit-quels-que-soient-les-gouvernements_
Je crois, en définitive, que le mérite de la guerre menée brutalement à Gaza a été de montrer clairement au monde la vraie nature du gouvernement Israélien. L'opinion a, je crois ,compris.
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
samedi 31 janvier 2009
mercredi 28 janvier 2009
Robert Badinter: L'abolition
J'ai vu hier avec plaisir la première partie du téléfilm consacré au combat mené par robert Badinter pour l'abolition de la peine de mort. Le film est tiré du très beau livre de Badinter: l'exécution" que j'ai lu en son temps et que je vais relire après avoir vu ce film et en vue de la conférence que je prépare dont le titre est: Trois écrivains devant la peine de mort: Victor Hugo, Albert Camus et Robert Badinter. J'ai en effet placé Badinter avec Victor Hugo et Albert Camus bien qu'il ne soit pas seulement un écrivain. C'est avant tout un avocat, un professeur de droit et le Minsitre de la Justice qui a obtenu l'abolition de la peine de mort en France. Ceci dit son livre l'Exécution est digne d'un écrivain parce qu'il est à la fois très documenté mais aussi très personnel, notamment en raison des retours fréquents vers les enseignements de son maître Henry Torres le célèbre avocat représenté parfaitement dans le téléfilm par Gérard Depardieu.
La deuxième partie sera diffusée mardi prochain et je ne la manquerai pas
La deuxième partie sera diffusée mardi prochain et je ne la manquerai pas
samedi 24 janvier 2009
Voltaire et l'affaire Calas
Vu , hier soir, un très beau film consacré au rôle de Voltaire dans l'affaire Calas. je me souviens avoir vu, il y a longtemps la même affaire dans l'émission de Stellio Lorenzi "La Caméra explore le temps" avec Pierre Sasso dans le rôle de Voltaire. C'était très réussi, mais ce film d'hier est également parfait et Claude Rich en Voltaire est tout a fait remarquable.
La lutte de Voltaire contre l'intolérance est un combat encore d'actualité. Il a le premier compris le rôle que pouvez jouer l'opinion publique. " Criez et que l'on crie...." Il faut dire que le procès des Calas était absolument orienté et l'épisode du monitoire est particulièrement révélateur de cette iniquité des Juges Toulousains.
Le monitoire était un appel aux témoins. Il était lu et placardé dans les églises. Les rumeurs recueillies constituaient des quarts de preuves. En les additionnant, on «prouvait» ainsi la culpabilité des accusés. Voltaire s'indigne : «Ces Visigoths ont pour maxime que quatre quarts de preuve, et huit huitièmes, font deux preuves complètes, et ils donnent à des ouï-dire le nom de quarts de preuve et de huitièmes. Que dites-vous de cette manière de raisonner et de juger ? Est-il possible que la vie des hommes dépende de gens aussi absurdes ?» Le monitoire diffusé pour Calas était un monument de partialité : l'hypothèse du suicide n'était même pas soulevée, le désir de conversion de Marc-Antoine passait pour une certitude. «Avec un pareil acte, écrit Michelet, le procès était tout fait, tout jugé.»
Après Voltaire il y eut Zola et son " J'accuse". J'ai évoqué tout cela dans mon petit livre: Justice et Littérature.
La lutte de Voltaire contre l'intolérance est un combat encore d'actualité. Il a le premier compris le rôle que pouvez jouer l'opinion publique. " Criez et que l'on crie...." Il faut dire que le procès des Calas était absolument orienté et l'épisode du monitoire est particulièrement révélateur de cette iniquité des Juges Toulousains.
Le monitoire était un appel aux témoins. Il était lu et placardé dans les églises. Les rumeurs recueillies constituaient des quarts de preuves. En les additionnant, on «prouvait» ainsi la culpabilité des accusés. Voltaire s'indigne : «Ces Visigoths ont pour maxime que quatre quarts de preuve, et huit huitièmes, font deux preuves complètes, et ils donnent à des ouï-dire le nom de quarts de preuve et de huitièmes. Que dites-vous de cette manière de raisonner et de juger ? Est-il possible que la vie des hommes dépende de gens aussi absurdes ?» Le monitoire diffusé pour Calas était un monument de partialité : l'hypothèse du suicide n'était même pas soulevée, le désir de conversion de Marc-Antoine passait pour une certitude. «Avec un pareil acte, écrit Michelet, le procès était tout fait, tout jugé.»
Après Voltaire il y eut Zola et son " J'accuse". J'ai évoqué tout cela dans mon petit livre: Justice et Littérature.
jeudi 22 janvier 2009
L'impunité de la Police
Dans une précédente entrée j'attirai l'attention sur le sentiment d'impunité de certains policiers et j'en imputai la responsabilité essentielle aux Juges. Je vous conseille de lire l'article du Monde qui fait état d'un rapport de la Commission de déontologie qui critique fermement le Ministère de l'intérieur, en l'occurrence Madame Alliot-Marie et le Ministère de la Justice. Cette lecture me confime tout a fait le sentiment que j'ai toujours eu: les juges ne font pas leur travail en face de la Police sous prétexte que son travail est difficile, ce que personne ne nie et qu'il ne faut pas la décourager. Si Madame Alliot Marie croit qu'elle agit en bon Ministre de l'intérieur elle se trompe et engage sa responsabilité au moins morale en couvrant ce genre d'acte par des arguties juridiques.
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/20/un-rapport-critique-lourdement-le-ministere-de-l-interieur-dans-un-dossier-de-violences-p
Il faut lire aussi le rapport de la Commission de déontologie: il est édifiant et montre le comportement honteux et je pése mes mots de la hierarchie policière et de la justice.
http://www.cnds.fr/ra_pdf/reponses_dec_08/RAPPORT_SPECIAL_2006_29.pdf
Pourquoi ne pas adopter la formule d'Obama lors de son investiture:" Nous ne devons pas sacrifier nos valeurs à la sécurité..."
Et dans la même tonalité lisez aussi ce texte d'un magistrat. J'y souscris entièrement.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/22/la-communaute-judiciaire-reduite-aux-laquais-par-dominique-barella_114
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/20/un-rapport-critique-lourdement-le-ministere-de-l-interieur-dans-un-dossier-de-violences-p
Il faut lire aussi le rapport de la Commission de déontologie: il est édifiant et montre le comportement honteux et je pése mes mots de la hierarchie policière et de la justice.
http://www.cnds.fr/ra_pdf/reponses_dec_08/RAPPORT_SPECIAL_2006_29.pdf
Pourquoi ne pas adopter la formule d'Obama lors de son investiture:" Nous ne devons pas sacrifier nos valeurs à la sécurité..."
Et dans la même tonalité lisez aussi ce texte d'un magistrat. J'y souscris entièrement.
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/22/la-communaute-judiciaire-reduite-aux-laquais-par-dominique-barella_114
mercredi 21 janvier 2009
Une décision decevante
J'ai , dans une précédente entrée, fait état d'une question qui était soumise à la Cour de cassation: les détenus peuvent ils déposer plainte contre l'état en raison des conditions inhumaines qui leurs sont faites.
Hélas la Cour de cassation vient de fermer cette voie
La chambre criminelle de la Cour de cassation a opposé une fin de non recevoir aux détenus qui veulent saisir la justice pénale pour dénoncer leurs conditions de détention, a-t-on appris mardi 20 janvier. Elle a rejeté le pourvoi formé par un détenu qui réclamait l'application au milieu carcéral de l'article du Code pénal réprimant les conditions d'hébergement contraires à la dignité humaine. L'observatoire international des prisons (OIP), qui soutenait le plaignant, a annoncé son intention de porter le débat devant la Cour européenne des droits de l'homme.
A suivre donc, mais cela signifie, comme je l'ai toujours soutenu que les Juges, dont l'un des rôles est de protéger les droits de l'homme, se rendent complices des violations indiscutables qui se commettent en prison.
Allez sur le site de l'Observatoire des prisons et vous ne pourrez pas dire ensuite que vous ne saviez pas.
http://www.oip.org/
Hélas la Cour de cassation vient de fermer cette voie
La chambre criminelle de la Cour de cassation a opposé une fin de non recevoir aux détenus qui veulent saisir la justice pénale pour dénoncer leurs conditions de détention, a-t-on appris mardi 20 janvier. Elle a rejeté le pourvoi formé par un détenu qui réclamait l'application au milieu carcéral de l'article du Code pénal réprimant les conditions d'hébergement contraires à la dignité humaine. L'observatoire international des prisons (OIP), qui soutenait le plaignant, a annoncé son intention de porter le débat devant la Cour européenne des droits de l'homme.
A suivre donc, mais cela signifie, comme je l'ai toujours soutenu que les Juges, dont l'un des rôles est de protéger les droits de l'homme, se rendent complices des violations indiscutables qui se commettent en prison.
Allez sur le site de l'Observatoire des prisons et vous ne pourrez pas dire ensuite que vous ne saviez pas.
http://www.oip.org/
mardi 20 janvier 2009
Ramon Fernandez :Fin
Je viens de terminer la lecture des huit cent pages passionnantes du livre de Dominique Fernandez consacré à son père Ramon et le mystère de cet intellectuel fourvoyé demeure entier. Il reste que si Ramon Fernandez s'est trompé il n'a pas commis d'actes graves et, même dans son erreur il a eu des moments et des actes que l'on peut porter à son actif.
Dominique Fernandez est contraint de reconnaître les limites de sa recherche:
"Me voilà donc, comme tous les biographes, réduit à ne saisir que l'extérieur d'un être. Ce qu'il a fait, écrit, je le vois. Mais ce qu'il était au dedans de lui-même? De l'autre côté de ses actes, son être profond? Lui-même le connaissait-il? Dire comme Sartre, d'un homme qu'il n'est que ce qu'il fait est d'un juge. Le juge n'a pas à se préoccuper si le dehors correspond au dedans. Il voit ce qu'il voit, il tranche d'après ce qu'il a vu, il condamne d'après la gravité du crime. Si l'on veut avoir une intelligence moins grossière d'un homme, il faut admettre la part de l'invisible dans sa vie. Ce qui n'apparaît pas au regard, ce qui n'émergera d'aucun document d'archive, ce qui le gouverne à son insu, ce qu'il se cache à soi-même."
Ce texte montre bien que Ramon Fernandez a été victime d'une certaine façon d'un proçés et que, comme souvent en matière judiciaire, le fond profond de l'histoire n'a pas été atteint et ne le sera sans doute jamais.
Dominique Fernandez est contraint de reconnaître les limites de sa recherche:
"Me voilà donc, comme tous les biographes, réduit à ne saisir que l'extérieur d'un être. Ce qu'il a fait, écrit, je le vois. Mais ce qu'il était au dedans de lui-même? De l'autre côté de ses actes, son être profond? Lui-même le connaissait-il? Dire comme Sartre, d'un homme qu'il n'est que ce qu'il fait est d'un juge. Le juge n'a pas à se préoccuper si le dehors correspond au dedans. Il voit ce qu'il voit, il tranche d'après ce qu'il a vu, il condamne d'après la gravité du crime. Si l'on veut avoir une intelligence moins grossière d'un homme, il faut admettre la part de l'invisible dans sa vie. Ce qui n'apparaît pas au regard, ce qui n'émergera d'aucun document d'archive, ce qui le gouverne à son insu, ce qu'il se cache à soi-même."
Ce texte montre bien que Ramon Fernandez a été victime d'une certaine façon d'un proçés et que, comme souvent en matière judiciaire, le fond profond de l'histoire n'a pas été atteint et ne le sera sans doute jamais.
Inscription à :
Articles (Atom)