Après s'être mis à dos, par sa politique et ses "coups de menton", les magistrats et le monde judiciaire, les diplomates, les musulmans, voilà que Sarkozy par de basses manœuvres politiciennes se met a dos les six représentants des grandes religions de ce pays.
Le débat sur la laïcité n'est, chacun peut le comprendre, si il est de bonne foi, qu'une manœuvre politicienne pour prendre, pense t-il, des voix au FN.
Ce débat, en ce moment, c'est à dire en période électorale est malsain et les représentants des religions le disent avec clarté.
On lira le texte qu'ils ont signés conjointement et dans lequel, avec modération mais fermeté, il montrent que ce débat est inutile, car il y a eu dans la période récente des dizaines de rapport sur cette question qui est donc absolument connue. Voici l'article du Figaro qui permet d'accéder au texte lui-même.
On lira aussi avec intérêt la lettre de Jean François Coppe à "un ami musulman" qui est un chef d'oeuvre d'hypocrisie et les réactions qu'elle a suscitées.
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
mercredi 30 mars 2011
lundi 28 mars 2011
Séjour parisien
Etant a Paris avec une amie j'en ai profité pour revoir deux petits musées que j'apprécie et qui sont un peu de même nature: le musée Nissim de Camondo et le musée Jaquemart-André. Tous deux sont en réalité de petits hôtels particuliers , autrefois habités par leurs propriétaires qui, à leur mort, en ont fait don à la France. Ils sont donc meublés et décorés et l'on passe de pièces en pièces en admirant une quantité d'oeuvre d'art.
Le Musée Nissim de Camondo est situé en bordure du magnifique Parc Monceau et il a une histoire très émouvante. La famille De Camondo était d'origine juive et venait de Turquie. Ayant fait fortune dans la banque le Comte Moïse de Camondo collectionna les meubles et les tableaux du XVIII siècle . Il réunit la plus belle collection de ce mobilier.
Malheureusement cette famille connut une histoire tragique: le dernier fils Nissim de Camondo ,aviateur, mourut lors de la guerre de 14 pour la France et le reste de la famille disparut à Auschwitz.Avant ou après avoir visité cette maison et ses trésors il faut lire le livre d'Assouline consacré au "Dernier des Camondo" paru il y a quelques années.
Le musée Jaquemart -André est également un hôtel particulier meublé qui contient lui de très nombreux tableaux et il y avait ,le jour de notre visite, une exposition temporaire consacrée aux frères Caillebotte, l'un merveilleux peintre impressionniste et l'autre photographe.
Le Musée Nissim de Camondo est situé en bordure du magnifique Parc Monceau et il a une histoire très émouvante. La famille De Camondo était d'origine juive et venait de Turquie. Ayant fait fortune dans la banque le Comte Moïse de Camondo collectionna les meubles et les tableaux du XVIII siècle . Il réunit la plus belle collection de ce mobilier.
Malheureusement cette famille connut une histoire tragique: le dernier fils Nissim de Camondo ,aviateur, mourut lors de la guerre de 14 pour la France et le reste de la famille disparut à Auschwitz.Avant ou après avoir visité cette maison et ses trésors il faut lire le livre d'Assouline consacré au "Dernier des Camondo" paru il y a quelques années.
Le musée Jaquemart -André est également un hôtel particulier meublé qui contient lui de très nombreux tableaux et il y avait ,le jour de notre visite, une exposition temporaire consacrée aux frères Caillebotte, l'un merveilleux peintre impressionniste et l'autre photographe.
dimanche 27 mars 2011
Marie France Dumas-Colnot reçoit la Légion d'honneur
La légion d'honneur a été remise le 25 à Marie-France Dumas-Colnot par le Président de la Conférence des Bâtonniers pour l'ensemble de sa vie professionnelle et surtout pour ses travaux dans le cadre de la Conférence des Bâtonniers. Elle a eu la gentillesse de me convier à cette cérémonie qui s'est déroulée dans les salons de l'Hôtel de Harlay qui est devenu la Maison du Barreau de Paris.
Le lieu que je ne connaissais pas est absolument magnifique.Ce vieil hôtel particulier du XVIII siècle a été magnifiquement restauré et par les fenêtres des salons on voit couler la seine au niveau du Pont Neuf et d'un autre côté la place Dauphine qui ressemble à une petite place de province. Quelques photos vous en montreront davantage.
Après la cérémonie et le cocktail qui a suivi, Marie France nous a convié à un repas dans un restaurant de la Rue d'Assas: "Les Bistronautes" et nous avons passé là une soirée très chaleureuse à l'image de mon amie Marie France.
Le lieu que je ne connaissais pas est absolument magnifique.Ce vieil hôtel particulier du XVIII siècle a été magnifiquement restauré et par les fenêtres des salons on voit couler la seine au niveau du Pont Neuf et d'un autre côté la place Dauphine qui ressemble à une petite place de province. Quelques photos vous en montreront davantage.
Après la cérémonie et le cocktail qui a suivi, Marie France nous a convié à un repas dans un restaurant de la Rue d'Assas: "Les Bistronautes" et nous avons passé là une soirée très chaleureuse à l'image de mon amie Marie France.
vendredi 18 mars 2011
Libye : Enfin!
Les lecteurs de ce blog savent que je n'apprécie pas du tout,c'est un euphémisme Sarkozy et sa politique et j'ai rédigé,il y a peu, une entrée intitulée: Sarkozy :Le plus mauvais président, entrée à laquelle je n'ai rien à retirer. Cependant je m'efforce d'être juste dans mon jugement et je dois dire que ce que Sarkozy vient de faire pour la Libye est tout simplement remarquable. Il a grandement contribué, il est vrai par des méthodes assez peu orthodoxes, à faire bouger une communauté internationale irrésolue et de cela l'histoire lui en saura gré.On peut, en effet se demander si sans son activisme l'Onu aurait voté la résolution tant attendue.
Juppe qui, semble t-il, a été mis devant le fait accompli par le Président a défendu avec brio cette politique dans son remarquable et sobre discours à l'ONU et voici encore une analyse du rôle de Juppé.
Cette analyse est aussi celle de Vincent Jauvert dans son blog du Nouvel Observateur.
Juppe qui, semble t-il, a été mis devant le fait accompli par le Président a défendu avec brio cette politique dans son remarquable et sobre discours à l'ONU et voici encore une analyse du rôle de Juppé.
Cette analyse est aussi celle de Vincent Jauvert dans son blog du Nouvel Observateur.
mercredi 16 mars 2011
Abou El Kacem Chebbi
Rachid de retour de Tunis où il a passé un mois et demi m'a rapporté deux livres sur le grand poète tunisien Abbou El Kacem Chebbi :
L'un de Abderrazak Cherait paru en 2000 aux éditions Appolonia qui est une courte biographie augmentée de photos et de poèmes de Chebbi.
L'autre, un très beau livre publié par les Editions Nirvana et qui fait le pari artistique de lier des poèmes d'Abbou El Kacem Chebbi et la calligraphie absolument magnifique de ces mêmes poèmes.
Je regrette de ne pas avoir eu ces livres un peu plus tôt car j'aurai certainement lu un ou deux poèmes de ce poète lors de ma lecture à Saint Vincent de Tyrosse.
Abbou El Kacem Chebbi a eu une vie courte (1909-1934). Il est né à Tozeur dans le Sud Tunisien et a été malade très jeune. Son père, Cadi et lettré lui a fait suivre une formation, notamment à la Zitouna de Tunis, mais en raison de sa maladie le jeune homme a toujours été porté vers la méditation et la poésie.
Il a été un anticolonialiste de la première heure et un de ces poèmes figure dans l'hymne national tunisien avec ses quatre vers qui ont de nouveau été écouté avec ferveur lors de l'actuelle révolution du jasmin et repris par les jeunes en Egypte, en Jordanie et Bahrein :
Et encore ce paragraphe :
Et celui-ci que j'aurai pu lire lorsque j'ai évoqué le poète souffrant du mal de vivre:
Apaisez vous, ô blessure,
Et taisez vous, tristesse.
L'ère des pleurs est morte
Comme l'époque de la folie.
Le matin a paru
Derrière les cimes.
Le charme de la vie
Est éternel, il ne disparaît jamais.
L'un de Abderrazak Cherait paru en 2000 aux éditions Appolonia qui est une courte biographie augmentée de photos et de poèmes de Chebbi.
L'autre, un très beau livre publié par les Editions Nirvana et qui fait le pari artistique de lier des poèmes d'Abbou El Kacem Chebbi et la calligraphie absolument magnifique de ces mêmes poèmes.
Je regrette de ne pas avoir eu ces livres un peu plus tôt car j'aurai certainement lu un ou deux poèmes de ce poète lors de ma lecture à Saint Vincent de Tyrosse.
Abbou El Kacem Chebbi a eu une vie courte (1909-1934). Il est né à Tozeur dans le Sud Tunisien et a été malade très jeune. Son père, Cadi et lettré lui a fait suivre une formation, notamment à la Zitouna de Tunis, mais en raison de sa maladie le jeune homme a toujours été porté vers la méditation et la poésie.
Il a été un anticolonialiste de la première heure et un de ces poèmes figure dans l'hymne national tunisien avec ses quatre vers qui ont de nouveau été écouté avec ferveur lors de l'actuelle révolution du jasmin et repris par les jeunes en Egypte, en Jordanie et Bahrein :
Si le peuple, un jour, veut vivre
Le destin ne pourra que répondre à son attente
Le matin succédera nécessairement à la nuit
Et les chaînes se briseront inéluctablement.
Et encore ce paragraphe :
Tu es né sans chaînes comme la brise qui passe
Et libre comme la clarté du matin dans le ciel
Pourquoi acceptes -tu donc l'humiliation des chaînes?
Pourquoi baisses tu le front devant ceux qui t'ont enchaîné ?
Allons, lève-toi et marche sur le sentier de la vie
Car la vie n'attend point celui qui dort.
Et celui-ci que j'aurai pu lire lorsque j'ai évoqué le poète souffrant du mal de vivre:
Apaisez vous, ô blessure,
Et taisez vous, tristesse.
L'ère des pleurs est morte
Comme l'époque de la folie.
Le matin a paru
Derrière les cimes.
Le charme de la vie
Est éternel, il ne disparaît jamais.
mercredi 9 mars 2011
Le printemps des poètes à Tyrosse
Après de nombreuses entrées sur la révolution tunisienne et sur la politique française, bien déprimante parfois, j'ai fait une séance de lecture à Tyrosse dans le cadre du printemps des poètes, occasion de quitter l'agitation politique pour les hauteurs de la poésie. J'avais axé mes lectures autour d'un court exposé sur la poésie et les, poètes et j'avais donc classé les poèmes que j'ai lu autour de trois thèmes:
-le poète romantique, malheureux et inadapté à la société qui se lamente sur la fuite du temps avec quelques sonnets de Ronsard, l'Albatros de Baudelaire, le Lac de Lamartine, le Temps de Léo Ferré, le Pont Mirabeau d'Appolinaire et d'autres encore.
-Le poète militant avec de très beaux poèmes d'Eluard (La liberté) d'Aragon (La rose et le réséda et l'affiche rouge) et mon petit neveu Elysées nous a récité le Dormeur du Val de Rimbausd qui est un magnifique poème contre la guerre.
-Enfin j'ai terminé par quelques poèmes " du quotidien" avec la Complainte du petit cheval de Paul Fort, Prière pour aller au paradis avec les ânes de Francis Jammes, le cancre de Prevert et enfin pour être un peu plus de mon temps j'ai lu de texte de slammeur,l'un d'Abdel Malik: "ça c'est du lourd" et un autre de Grand corps malade:"Jour de solitude"
Agréable moment qui s'est terminé au restaurant avec un certain nombre des spectateurs.
J'attends des photos et peut-être même une vidéo que je rajouterai.
Et maintenant si vous voulez entendre la lecture de poèmes classiques voilà un site très agréable
-le poète romantique, malheureux et inadapté à la société qui se lamente sur la fuite du temps avec quelques sonnets de Ronsard, l'Albatros de Baudelaire, le Lac de Lamartine, le Temps de Léo Ferré, le Pont Mirabeau d'Appolinaire et d'autres encore.
-Le poète militant avec de très beaux poèmes d'Eluard (La liberté) d'Aragon (La rose et le réséda et l'affiche rouge) et mon petit neveu Elysées nous a récité le Dormeur du Val de Rimbausd qui est un magnifique poème contre la guerre.
-Enfin j'ai terminé par quelques poèmes " du quotidien" avec la Complainte du petit cheval de Paul Fort, Prière pour aller au paradis avec les ânes de Francis Jammes, le cancre de Prevert et enfin pour être un peu plus de mon temps j'ai lu de texte de slammeur,l'un d'Abdel Malik: "ça c'est du lourd" et un autre de Grand corps malade:"Jour de solitude"
Agréable moment qui s'est terminé au restaurant avec un certain nombre des spectateurs.
J'attends des photos et peut-être même une vidéo que je rajouterai.
Et maintenant si vous voulez entendre la lecture de poèmes classiques voilà un site très agréable
mardi 8 mars 2011
Le Procès Chirac: réponse à un lecteur
Le procès Chirac pose de nombreux problèmes assez difficiles. J’écarte tout de suite l’idée que Chirac serait vieux, malade, sympathique car tout cela n’a aucun sens. S’il est dans cet état c’est parce qu’il a tout fait pour que ce procès soit retardé, il ne faudrait pas qu’il bénéficie de tous ces procédés dilatoires.
Mais quand on a dit cela on n’a pas réglé tous les problèmes que pose ce procès.
Le premier est celui de savoir si l’immunité du Président de la République, pendant son ou ses mandats, est une bonne ou mauvaise chose. Honnêtement ce n’est pas une question facile car permettre des poursuites pendant le mandat ce serait, de manière évidente, affaiblir la fonction même de Président. Quel image donnerait-il en France et à l’étranger s’il était poursuivi devant un Tribunal ?
Je pense donc que cette immunité temporaire est normale et l’on ne peut donc reprocher le retard pris à le juger.
En second lieu, il y a, dans cette procédure de nombreux participants et qui, tous ont usé des toutes les voies de recours que leur donnaient la procédure ce qui a entraîné des longueurs inhabituelles. L’avocat que je suis est convaincu que la procédure, c'est-à-dire précisément la faculté de faire des recours est une garantie du justiciable et que l’on ne peut critiquer des personnes poursuivies qui se battent pour tenter d’échapper à la sanction. Le seul regret que j’exprime est que, ici comme dans beaucoup de domaines, les « riches » ont des moyens qu’hélas les « pauvres » n’ont pas et cela donne une image de justice à deux vitesses que je condamne et qu’un développement sérieux de l’aide juridictionnelle permettrait de diminuer un peu.
Enfin le dernier épisode qui risque, à l’heure où j’écris de faire une nouvelle fois renvoyer la procédure, pose une très intéressante question de droit.
On peut dorénavant soutenir devant un tribunal qu’une loi, sur la base de laquelle on est poursuivi, est contraire à la Constitution. Si la question posée est nouvelle (c'est-à-dire jamais réglée par le Conseil Constitutionnel) et sérieuse, le Tribunal doit renvoyer pour que la question soit effectivement tranchée.
Ici l’un des avocats de l’une des parties (pas Chirac) a posé une telle question à propos de la prescription de l’abus de bien social. Normalement en matière de délit, ce qui est le cas ici, la prescription est de trois ans à compter de la commission des faits. Or, en matière d’abus de bien social (pour résumé à l’extrême : corruption) les Tribunaux ont considéré que le délai de trois ans ne court pas de la date de commission des faits mais du moment où ces faits pouvaient être découvert parce qu’ils sont par nature cachés. Cette position des Tribunaux étaient très critiquées par le milieu politique et économique et la droite a tenté à plusieurs reprises de modifier cette règle sans y parvenir car, politiquement, cela fait tâche.
Il n’en demeure pas moins que la question posée aujourd’hui me paraît sérieuse et elle mérite cet examen par le Conseil Constitutionnel. A suivre donc et on peut lire l'analyse d'un autre avocat qui tient un blog absolument captivant qui figure d'ailleurs dans mes blogs favoris.
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