J'ai rédigé plusieurs entrées sur ce thème que l'on peut retrouver facilement en tapant le mot "prisons" dans le moteur de recherche qui se trouve en haut de la page. J'y reviens aujourd'hui en raison de la position qu'a prise le Procureur de la République de Dunkerque, position sur laquelle il a été contraint de revenir sur injonction de la chancellerie.
Cette position consistait à donner des instructions pour que soit reportée l’exécution des peines d'emprisonnement (sauf dans les cas les plus graves) en raison de la surpopulation pénale conduisant à un traitement indigne des détenus. J'ai ,pour ma part, salué cette décision qui me paraît être parfaitement dans le rôle de l'institution judiciaire gardienne des libertés et qui ne peut, cela semble assez évident, se rendre complice de traitement dégradant et attentatoire à la dignité humaine.
Il faut savoir , en effet, que la France a fait l'objet de nombreuses condamnations de la Cour Européenne pour les mauvais traitement qu'elle fait subir en prison aux détenus.(Voir mes précédentes entrées) et de nombreux rapports ont mis en évidence la situation intolérable des prisons, une "honte pour la République" selon le rapport du Sénat!
Ayant écrit en substance cela dans un commentaire sous un article du Nouvel Observateur des personnes m'ont traités de naïfs et se sont demandés s'il fallait laisser les criminels en liberté. C'était évidemment mal me lire et être " à côté de la plaque"'. je n'ai jamais prétendu qu'il ne fallait pas sanctionner mais j'ai dit qu'il appartenait à l'Etat de faire en sorte que la sanction ne débouche pas sur un traitement indigne et au demeurant tout a fait contre productif. Crois t-on que des personnes incarcérées dans de telles conditions vont à la sortie se réinsérer et éviter la récidive?
Je pense toujours que les magistrats qui acceptent, même en application de la loi, d'envoyer des personnes dans des prisons où ces personnes recevront un traitement contraire à la dignité humaine se rendent, qu'on le veuille ou non complice de ces traitements dégradants.
La Chancellerie a fait plier le Procureur de Dunkerque mais on aimerait entendre le Contrôleur Général des lieux de privation de liberté!
Voici un article sur le sujet paru dans leNouvel Observateur et dans Le Monde et cette excellente analyse parue dans Le Nouvel Observateur Plus et lire aussi cette excellente analyse dans ce blog et enfin constater que Philippe Bilger haut magistrat du Parquet approuve dans son blog cette position du Procureur.
Il faut aussi lire absolument ce blog qui montre les contradictions de la Chancellerie et la pratique des parquets.
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
samedi 30 juillet 2011
dimanche 17 juillet 2011
Le philosophe et le loup
Une très belle histoire d'amour entre un jeune professeur de philosophie et un loup. Ce professeur va apprendre beaucoup de son loup et à travers le récit de leurs vies l'auteur se livre à une réflexion philosophique. Il y a des pages bouleversantes à la fin du livre lorsque le loup devenu vieux est d'abord très malade et que son maître est contraint de le faire piquer.Ce livre plaira à tous ceux qui aiment la réflexion philosophique et qui aiment les animaux.
Ce livre de Mark Rowlands dont le titre est : "Le philosophe et le loup" est paru chez Bellefond en 2010.
Voici une courte citation:
"Nous nous retrouverons en rêve": tels furent les derniers mots que je chuchotai à l'oreille de Brenin pendant que le vétérinaire le piquait dans une veine de la patte droite- je revois la patte ,la veine- pour lui injecter une dose mortelle d'anesthésique. Il partait alors que je finissais ma phrase. J'aime à penser qu'il n'était de toute façon plus là: il était en Alabama, à enfouir son museau dans la fourrure de sa mère; il était à Knockduff avec Nina et Tess, à bondir dans des océans d'orge, tandis que le timide soleil irlandais se levait sur une scène d'une splendeur dorée,nimbée de brume; il courrait dans Wimbledon Common, filant dans les bois à la poursuite des écureuils et de ces coquins lapins; il jouait avec elles dans les vagues clémentes de la Méditerranée."
Ce livre de Mark Rowlands dont le titre est : "Le philosophe et le loup" est paru chez Bellefond en 2010.
Voici une courte citation:
"Nous nous retrouverons en rêve": tels furent les derniers mots que je chuchotai à l'oreille de Brenin pendant que le vétérinaire le piquait dans une veine de la patte droite- je revois la patte ,la veine- pour lui injecter une dose mortelle d'anesthésique. Il partait alors que je finissais ma phrase. J'aime à penser qu'il n'était de toute façon plus là: il était en Alabama, à enfouir son museau dans la fourrure de sa mère; il était à Knockduff avec Nina et Tess, à bondir dans des océans d'orge, tandis que le timide soleil irlandais se levait sur une scène d'une splendeur dorée,nimbée de brume; il courrait dans Wimbledon Common, filant dans les bois à la poursuite des écureuils et de ces coquins lapins; il jouait avec elles dans les vagues clémentes de la Méditerranée."
jeudi 30 juin 2011
L'Affaire Strauss-Kahn
Je ne me suis jamais exprimé sur cette affaire,pourtant sensationnelle, depuis son origine et cela pour une raison bien simple: je ne savais pas ce qu'il en était vraiment.
C'est donc l'occasion de revenir sur quelques points élémentaires qui auraient dû être respectés par chacun:
D'abord car tout découle de ce principe la présomption d'innocence. Ce n'est pas qu'un mot. cela doit être une règle d'or et je pense que l'on a pas tiré de cette règle toutes ses conséquences ni en Amérique ni en France.
Aux Etats-unis il y a eu un comportement absolument choquant de la Justice américaine qui a laissé circuler des images dégradantes de Dominique Strauss-Kahn alors qu'il était présumé innocent. Que veut dire dans ce cas la règle?
Était -il utile de le menotter, de le livrer en pâture aux journalistes? Le Procureur Cyrus Vance , qui voulait se faire de la pub sur son dos , a commis , selon moi , une grave faute et peu importe que ce soit, nous dit-on l'usage aux Etats-Unis.De la discrétion tant que l'on est sûr de rien devrait être la règle absolue.
En France et dans les médias nous avons aussi de graves reproches à nous faire.Que n'a t-on entendu les féministes-je pense à certain texte de Clémentine Autain sur le"courage" de la femme de chambre et à d'autres, sur la "victime" qui devait absolument être respectée.J'espère que toutes ces personnes vont faire leur méa culpa
J'ai encore en travers le reproche qui fut fait à Robert Badinter qui soutenait qu'avant d'être une victime-ce qu'elle serait peut-être- elle était une plaignante.On lira l'attitude choquante de Laurent Joffrin .
Cette affaire devrait donc faire comprendre à tous que la présomption d'innocence est une règle qui n'est pas seulement un discours convenu mais une règle d'application absolue.
Je pense donc qu'au stade ou l'on se trouve aujourd'hui il faut encore, quoiqu'il en coûte rester sur la présomption d’innocence et ne rien dire lorsque l'on ne sait pas tout. On évitera de dire des "conneries" comme il en a été dîtes si souvent.
C'est donc l'occasion de revenir sur quelques points élémentaires qui auraient dû être respectés par chacun:
D'abord car tout découle de ce principe la présomption d'innocence. Ce n'est pas qu'un mot. cela doit être une règle d'or et je pense que l'on a pas tiré de cette règle toutes ses conséquences ni en Amérique ni en France.
Aux Etats-unis il y a eu un comportement absolument choquant de la Justice américaine qui a laissé circuler des images dégradantes de Dominique Strauss-Kahn alors qu'il était présumé innocent. Que veut dire dans ce cas la règle?
Était -il utile de le menotter, de le livrer en pâture aux journalistes? Le Procureur Cyrus Vance , qui voulait se faire de la pub sur son dos , a commis , selon moi , une grave faute et peu importe que ce soit, nous dit-on l'usage aux Etats-Unis.De la discrétion tant que l'on est sûr de rien devrait être la règle absolue.
En France et dans les médias nous avons aussi de graves reproches à nous faire.Que n'a t-on entendu les féministes-je pense à certain texte de Clémentine Autain sur le"courage" de la femme de chambre et à d'autres, sur la "victime" qui devait absolument être respectée.J'espère que toutes ces personnes vont faire leur méa culpa
J'ai encore en travers le reproche qui fut fait à Robert Badinter qui soutenait qu'avant d'être une victime-ce qu'elle serait peut-être- elle était une plaignante.On lira l'attitude choquante de Laurent Joffrin .
Cette affaire devrait donc faire comprendre à tous que la présomption d'innocence est une règle qui n'est pas seulement un discours convenu mais une règle d'application absolue.
Je pense donc qu'au stade ou l'on se trouve aujourd'hui il faut encore, quoiqu'il en coûte rester sur la présomption d’innocence et ne rien dire lorsque l'on ne sait pas tout. On évitera de dire des "conneries" comme il en a été dîtes si souvent.
lundi 27 juin 2011
La garde a vue
Je me contente de renvoyer à l'excellent article de Maître Eolas dans son blog que j'ai déjà cité à plusieurs reprises. On verra que les avocats doivent encore et encore lutter pour obtenir ce que la Convention Européenne leur accorde mais que magistrats et pouvoir tente d'éviter? Comme le dit Maîre Eolas la question n'est pas de savoir si nous allons gagner mais quand. Comme pour les règles de la garde a vue le gouvernement résiste de manière illégitime et sans espoir.Cela n'a pas de sens.
vendredi 24 juin 2011
Soirée a Angaïs au Théâtre de la Grange
Hier soir à Angaïs j’ai assisté à la pièce de théâtre « Edouard et David » jouée par Boy Demazière et mon ami Yves Darmendrail. Agréable soirée précédée par un repas pris sur place dans une très belle grange aménagée. Le « Théâtre de la Grange » a été créé il ya de nombreuses années par Boy Demazières qui a continué, avec constance, chaque début d’été à nous donner du théâtre de qualité. Il s’agit souvent de pièces pour un ou deux personnages dans lesquelles jouent souvent Boy Demazières lui-même et quelques fois, comme hier, mon ami Yves.
Je les ai ainsi vu, tous les deux notamment dans le Souper, ce dialogue captivant entre Fouché et Talleyrand.
Hier, il y avait aussi deux personnages, Edouard et David qui se retrouvent devant la tombe d’une femme Flo. Florence est la femme de David mais il va très vite apprendre qu’Edouard fut son premier amour et qu’elle a gardé des liens avec lui pendant cinquante sans qu’il n’en sache rien.
On se régale alors du dialogue qui s’instaure alors entre eux au cours duquel, petit a petit, David va apprendre des choses sur sa femme et Edouard également sur Flo. Ils finiront par devenir amis.
Le festival va durer a Angaïs jusqu’au 3 juillet prochain et voici le site du Théâtre de la Grange qui vous permettra de parcourir le programme très riche de cette saison.
jeudi 23 juin 2011
Révolution Tunisienne
J’ai suivi le déroulement des révolutions arabes avec un très grand intérêt, plus la révolution tunisienne que les autres car je connais mieux la Tunisie.
Comme beaucoup ma première réaction a été l’étonnement devant un événement majeur que personne n’avait vu venir et aussi un mea culpa sur l’attitude que j’avais eu pendant des années ou j’ai pensé, avec tant d’autres que ben Ali ,malgré ses défauts criants, était un rempart contre l’islamisme. Voici ainsi ma première entrée dans mon blog.
Ensuite et grâce a facebook j’ai suivi, je peux dire heure par heure, le déroulement des événements et j’ai apprécié ce vent de liberté qui soufflait et qui permettait aux Tunisiens de s’exprimer pour la première fois depuis plus de cinquante ans. Il y avait sur la toile une exubérance, un jaillissement d’idées et d’initiatives formidables et sans jamais une revendication religieuse. Cette montre la vitalité de la jeunesse des ces pays. Il est clair que cette liberté acquise personne ne pourra plus la supprimer
Faut-il s’étonner que des initiatives contradictoires, des débats constants sur la légitimité du pouvoir, des critiques sur les décisions du gouvernement et sur le rythme des réformes ? On peut au contraire estimer que ces débats sont sains et l’on peut, au contraire admirer le fait que tout se passe, de manière générale, dans le calme. Existe-t-il une révolution sans excès ? Les Tunisiens, pour le moment, donne un bel exemple.
Parmi les débats qui ont animés le réseau Facebook une place importante a été consacrée, évidemment, au rôle des islamistes et donc au parti Ennadha depuis le retour de son leader de Londres et ce qui m’a frappé c’est que les Tunisiens m’ont paru attaché aux acquis de la période Bourguiba notamment dans les deux domaines essentiels : l’égalité homme/ femme et l’éducation. On a assisté à un véritable retour vers le travail accompli par Bourguiba, même si chacun était conscient que ce régime avait lui aussi connu ces dérives, notamment en matière de liberté. Il reste à se demander si cet attachement au statu de la femme et à l’éducation n’est pas limité aux classes moyennes ou aisées de la Tunisie. Qu’en est-il du peuple des campagnes reculées et des classes pauvres, voire très pauvres des villes ? On peut craindre qu’Ennadha progresse dans ces milieux. Il est clair que la Tunisie est à la croisée des chemins.
On peut, je crois être optimiste car la Tunisie a une population largement éduquée, même si depuis Ben Ali et son système de corruption généralisée, l’école publique a beaucoup souffert de la concurrence du privé et ce détriment des plus défavorisés. Il semble toutefois qu'un certain pessimisme est en en train de prévaloir
mercredi 22 juin 2011
Mon texte sur Sarkozy dans le Nouvel Observateur
Le texte que j'ai rédigé et déjà publié sur ce blog a été sélectionné par le Nouvel Observateur et vient de faire l'objet d'une publication. On peut le lire a cette adresse. Il ne s'agit en réalité que de la première partie du texte que j'ai rédigé car le tout était trop long pour la rubrique du journal.
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