Il y a longtemps que je suis mal a l'aise avec le positionnement du parti socialiste: social-démocrate en vérité depuis longtemps et faisant mine de pouvoir gouverner avec une gauche radicale qui ne cesse de le critiquer tout en profitant de l’alliance pour obtenir des postes! C'était hypocrite, malsain et cela ne pouvait qu’entraîner une désaffection des citoyens qui en ont assez des rodomontades "révolutionnaires" accouplées a une pratique social-démocrate. C'était un des signes du malaise du Pari socialiste. Il est donc bon, selon moi, que F. Hollande ait enfin dit clairement les choses lors de sa conférence de presse. Les commentateurs ne s'y sont pas trompés pas plus que le partis politiques qui se trouvent un peu gênés puisque on les oblige a sortir des discours tout fait et plus de propagande que de réflexion sérieuse.cette situation n' a pas échappé a certain comme par exemple Corinne Lepage
On va suivre avec intérêt les nouveaux positionnements que les commentateurs commencent a échafauder .
Pour moi ,qui avait regretté l'absence de réponse à la main tendue de Bayrou voilà que la question se pose à nouveau. A suivre donc.
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
jeudi 16 janvier 2014
dimanche 22 décembre 2013
Histoire des relations entre juifs et musulmans
Un ami vient de m’offrir un très beau livre à la fois
par la qualité de sa présentation, de sa documentation, de son texte et de ses
illustrations et par les questions qu’il aborde : « Histoire des
relations entre juifs et musulmans des
origines a nos jours ». Ce livre est publié à la fois en France et a
Londres par un collectif d’auteurs (une vingtaine) sous la direction de Abdelwahab Meddeb et Benjamin Stora qui,
en début d’ouvrage et en guise d’ouverture, nous rappelle leur enfance l’un, Abdelwahab
Medeb dans une famille Tunisienne
d’oulémas et l’autre dans une famille juive de Constantine. Ces deux
intellectuels sont connus à la fois par leur érudition mais aussi pour leur
ouverture d’esprit et c’est ce qu’il fallait absolument pour traiter cette
question. Un site est également consacré a ce livre.

Je dirai d’abord qu’il est tout à fait passionnant de
parcourir cette longue histoire qui commence avec le Prophète lui-même dont on
apprend qu’il espérait recueillir l’adhésion des juifs en devenant l’un de
leurs prophètes et qui malgré un échec sur ce plan voulut que les juifs soient
préservés et cela même après que ces derniers aient pris le parti de ses ennemis.
On lira donc avec attention et intérêt le chapitre intitulé : « Les
juifs d’Arabie à la naissance de l’Islam » (p. 39 à 51) et le texte en
annexe de ce chapitre : « Le prophète et les tribus juives
selon Al-Sîra. (p.54)
Egalement captivant le sort des juifs dans l’Andalousie
musulmane puis en Afrique du Nord lorsqu’e chassés par isabelle la Catholique
ils se réfugièrent au Maroc pour essaimer ensuite dans toute l’Afrique du Nord
ou existait déjà des populations juives.
Les auteurs
s’attachent a bien analyser le statut des juifs dans ces situations,
statut de « dhimis » certes inférieurs mais protégés et l’on se rend,
très bien compte, sur la longue durée que les juifs furent beaucoup mieux
traités dans l’ensemble dans les pays musulmans qu’en occident chrétien.
Puis ce fut la période de la Shoah en Europe ou le
paroxysme de l’horreur fut atteint ce qui jamais ne fut le cas dans le pays
musulmans, même aux pires périodes de conflit, et ou des souverains musulmans protégèrent, au
contraire, les juifs des lois scandaleuses prises en Europe (voir les articles
sur Moncef Bey en Tunisie ( p.367)et Mohamed V au Maroc p.362).
C’est après que tout se gâtera a cause, d’abord, des politiques des pays
coloniaux qui favorisèrent les juifs par rapport aux musulmans (voir l’étude
sur le fameux décret Crémieux) et ensuite de la question palestinienne qui est
décidément le problème géopolitique majeur de notre époque. (Voir l’article d’Elias
Sanbar : « Al-Nakba, quelques clés de lecture d’une « catastrophe » (p.375)
Il faut également lire l'analyse de Philip Ackerman-Lieberman (p.683 et s.) qui montre que les deux religions se ressemblent beaucoup en ce qu'elles mettent la loi en avant et il y a dans la méthode une ressemblance presque parfaite.Il y a la Chari'a dans l'islam et la Halaka dans le judaïsme et cela est fort proche comme méthode. La loi juive et la loi islamique ont été transformées par leur rencontre avec la modernité , "ce qui a entraîné dans les deux cas des réactions tantôt progressistes tantôt traditionnelles et conservatrices."
Il faut également lire l'analyse de Philip Ackerman-Lieberman (p.683 et s.) qui montre que les deux religions se ressemblent beaucoup en ce qu'elles mettent la loi en avant et il y a dans la méthode une ressemblance presque parfaite.Il y a la Chari'a dans l'islam et la Halaka dans le judaïsme et cela est fort proche comme méthode. La loi juive et la loi islamique ont été transformées par leur rencontre avec la modernité , "ce qui a entraîné dans les deux cas des réactions tantôt progressistes tantôt traditionnelles et conservatrices."
Je livre ici une
analyse à grand trait mais il y a une foule d’informations et d’analyses dans
ce livre qui en fait une somme, un instrument d’études pour tous. Il est
possible et même conseillé de ne le lire que comme une sorte de dictionnaire en
allant ça et là consulter des articles sur telle ou telle question.
vendredi 20 décembre 2013
Dostoievski
J’ai suivi avec intérêt le
feuilleton d'ARTE consacré à Fiodor Dostoïevski, cet écrivain que je connais
depuis si longtemps. C’est, en effet en classe de philosophie au Lycée Bugeaud
a Alger que j’ai fait un exposé sur « Souvenirs de la Maison des morts ».
Pourquoi ? Tout simplement parce que mon père venait de recevoir la collection
des œuvres de Dostoïevski dans la collection « rencontre » et que j’ai
eu la facilité de m’inspirer, sans doute d’un peu trop prés, de la préface de
ce livre.
Ceci étant j’ai toujours
continué à lire cet écrivain et j’ai parlé de Crime et Châtiments dans mon
livre « Justice et Littérature »
Le feuilleton d’Arte
consacré principalement a la vie privée de Dostoïevski ses femmes, ses dettes
et sa passion du jeu évoque ici et là les œuvres de l’écrivain et l’acteur qui
joue le rôle de l’auteur est remarquable de ressemblance avec ce que l’on sait
de Dostoïevski.
Du coup je me suis mis à
relire les conférences, absolument remarquables, d’André Gide sur Dostoïevski qui
, elles , analysent davantage l’œuvre.
vendredi 6 décembre 2013
Au revoir là haut.
Au revoir là haut, au-delà ce
roman qui vient d’obtenir le prix Goncourt est une belle histoire, triste
souvent, et dans laquelle on trouve une grande diversité de types de
personnages, mais l’essentiel est, selon moi, la belle histoire d’amitié entre
deux jeunes combattants de la grande guerre Albert Maillard et Edouard Petricourt. Albert doit la vie a Edouard qui, en le sauvant d’une mort
affreuse va lui-même devenir une de ses gueules cassées comme la Grande guerre
en a tant fabriqué. Il n’a presque plus de visage et en cela je n’ai pas pu
m’empêcher de penser a un autre roman que j’avais beaucoup aimé :
« La chambre des officiers » de Marc Dugain.
L’amitié de ces deux
hommes, complètement perdus au retour de la guerre après ce qu’ils ont vécu est
émouvante.
Mais il y a aussi dans ce
roman une intrigue complexe mettant en scènes ceux qui, après la fin de la
guerre, ont fait de l’argent avec le
souvenir, les commémorations les monuments aux morts. Les caractères, les ambitions,
les saloperies sont remarquablement racontés et l’escroquerie à laquelle se
livre les deux amis est époustouflante. C’est donc un beau roman sur la guerre,
sur ses suites sur la façon dont ceux qui en réchappent voient désormais la
vie. On peut entre l'auteur le lire
mercredi 27 novembre 2013
Venise encore et encore!
J'ai déjà signalé dans ce blog celui tenu par un amoureux de Venise qui fait des articles très documentés et riches sur le plan culturel.Ce blog a un nom particulier Tramezzinimag . Dans une entrée très récente il nous donne a voir un petit film qui est une visite de Venise au petit matin lorsque la ville s'éveille petit a petit et qui a été réalisé avec un drone. Le résultat est absolument magique et pourra être apprécié par tous les amoureux de Venise.Et voir aussi cette balade avec Google Maps
jeudi 7 novembre 2013
Albert Camus: cent ans
Ce 7 Novembre Albert camus aurait eu cent ans. Peu de célébration officielle et c'est bien. Cela correspond mieux a cet écrivain. L'idée du panthéon était une idée fantaisiste:il est mieux a Lourmarin et il aurait été encore mieux en Algérie, comme l'écrit de manière si émouvante unAlgérien. Par contre des centaines et des centaines d'articles et de livres et c'est là, pour un écrivain, le meilleur hommage qui puisse lui être rendu.
En ce qui me concerne j'ai, aujourd’hui, alimenté le groupe que j'ai créé et je pilote sur Facebook: Les amis d'Albert Camus et si j'avais un lien a mettre en avant c'est celui dont j'ai déjà parlé ici parce qu’il nous montre des gens d'ici et là, des jeunes et des moins jeunes qui aiment Camus, qui le lisent et qui savent en parler avec simplicité. Ils aiment Camus
En ce qui me concerne j'ai, aujourd’hui, alimenté le groupe que j'ai créé et je pilote sur Facebook: Les amis d'Albert Camus et si j'avais un lien a mettre en avant c'est celui dont j'ai déjà parlé ici parce qu’il nous montre des gens d'ici et là, des jeunes et des moins jeunes qui aiment Camus, qui le lisent et qui savent en parler avec simplicité. Ils aiment Camus
mardi 22 octobre 2013
Femmes et révolution en Tunisie
Janine Gdalia vient de publier aux éditions « Chèvrefeuille
étoilée » : « Femmes et révolution en Tunisie ». Ce livre
est constitué par une série d’entretiens d’une part avec des femmes qui se sont
illustrées avant et pendant la révolution et d’autre part par une réunion-débat
avec des femmes de tous milieux.
La première partie est l’occasion de mieux connaître les
parcours de ces femmes qui ont lutté
contre la dictature de Ben Ali et qui continuent, aujourd’hui, de mener un
combat pour la liberté.
La première partie concerne : Azza Filali, Radhia
Nasraoui, Nadia El Fani, Khadidja Chérif, Marianne Catzaras, Meriem Bouderbala,
Lamia ben Messaoud, Meriem Zeghidi et Hejer Bourguiba. J’ai particulièrement
apprécié les entretiens concernant Radhia Nasraoui dont on connaît le combat,
le courage et tout ce qu’elle a eu a subir et ce n’est, malheureusement pas
fini.
Mention spéciale aussi pour le combat de la cinéaste Nadia El Fani, bête noire des
salafistes obscurantistes.
Ce livre n’évoque qu’une toute petite partie des femmes tunisiennes
en lutte pour leur liberté ( j'en connais beaucoup d'autre a travers les réseaux sociaux) mais il donne une image assez claire de l’état d’esprit
de beaucoup et nous montre que les femmes tunisiennes ne sont pas prêtes a
baisser les bras et a renoncer a leurs acquis. C’est réconfortant mais cela ne
m’a pas étonné car je suis attentivement cette révolution sur les réseaux
sociaux et j’avais, moi-même constaté, que le combat pour une réelle démocratie,
pour les libertés et pour les droits de l’homme est mené en premier lieu par
les femmes.
Ce livre qui constitue, d’une certaine façon, un hommage a
donc toute sa raison d’être et, après comme avant d’avoir lu ce livre je suis
convaincu que ce sont les femmes qui seront le principal moteur de la victoire
de la liberté.
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