mardi 26 mai 2015

Petit séjour a Fontarabie

Invité par ma soeur nous venons de passer un agréable Weck-end à Fontarabie (Hondarribia en basque), petite cité qui a une longue histoire et, notamment, de guerre avec la France.
Séjour dans un petit hôtel vraiment agréable, l'hôtel Palacete une douzaine de chambres dans un bâtiment ancien mais très bien restauré avec l’accueil chaleureux et très efficace de sa propriétaire.


Ce petit séjour nous a permis de mieux connaître les deux quartiers de Fontarabie, la citadelle avec sa place d'Armes sur laquelle est situé le Parador, ancien château de Charles Quint ? et le quartier des marins, très prisé par les visiteurs car se trouvent là, alignés dans une ou deux rues tous les restaurants et tous les bars à tapas de la cité. L'hisoire de la relation entre la France et Fontarabie est longue et houleuse et les habitants commémorent chaque année la victoire sur les Français.



Ma soeur qui connaît bien le coin, nous a gâtés en nous faisant connaître les petits restaurants agréables et un excellent bar à Tapas où le chef se distingue par des créations délicieuses, à côté de remise au goût du jour de recettes médiévales.

Le dimanche soir, dîner dans un restaurant  Arroka Berri un peu à l'écart sur la hauteur, avec une décoration moderne, une belle terrasse et une cuisine inventive.
Nous avons également pris la navette maritime qui conduit de Fontarabie à Hendaye pour le fun !
                   

samedi 25 avril 2015

Andalousie 2015

Nous voilà de retour d'Andalousie après un séjour de quinze jours dans le cadre de deux échanges d'appartement. Nous avons passé une première semaine à Marbella dans la maison de Danielle que nous connaissions déjà pour y avoir fait un séjour il y a trois ans. La maison est toujours agréable avec sa vaste terrasse donnant sur la mer et d'où l'on peut voir, par beau temps, le rocher de Gibraltar et même les côtes marocaines.
Nous avons revu Puerto Banus et ses magnifiques bateaux de plaisance et nous avons surtout déambulé dans le vieux Marbella et sa place des orangers. On ne s'en lasse pas. Comme il y a trois ans nous avons passé une fin d’après midi a Mijas le village des ânes et dîner de grillades dans un jardin à l'arrière du restaurant ou nous avions déjà déjeuner il y a trois ans.
Cette année nous avons visité plus en détail notre environnement immédiat fait de grands immeubles et de maisons magnifiques sur les hauteurs.






Départ ensuite vers Séville par la route de Ronda. Là encore nous retrouvons Raphael et Gracia et leur appartement déjà occupé deux fois les années précédentes. Pas de surprise donc et nous avons a nouveau déambulé dans cette ville agréable: Parc Maria Luisa, Place d'Espagne, remparts de Séville dans le quartier de la Macarena, Paseo Colomb et la Tour de Oro et là encore le vieux quartier avec ses maisons fleuries et ses petites places agréables.










samedi 4 avril 2015

San Michele

Dans mon livre « Tombeaux pour mes chiens » je mentionnais mon attrait pour les cimetières. Je ne pouvais donc pas passer à côté du livre que vient de publier au Seuil Thierry Clermont et sobrement titré « San Michele ». Il s’agit d’un récit tournant autour de l’île aux morts, le cimetière de Venise que j’ai visité si souvent et toujours avec le même plaisir.



Dans le fond c’est une autre façon d’aborder l’histoire de Venise en visitant les tombeaux de ceux, souvent étrangers, qui ont vécu et aimé cette ville.
Le récit est un ensemble d’aller et retour en vaporetto entre la Ville et son cimetière, entre les vivants et les morts.
Il y a, dans ce livre, l’évocation de beaucoup d’artistes, peintres, musiciens, écrivains  et poètes pour lesquels Venise a été une source d’inspiration. Il y a, aussi, l’évocation de beaucoup de suicides, comme si cette ville plus qu’un autre lieu appelait à la mort.

J’y découvre enfin que chateaubriand dont j’admire beaucoup les « Mémoires d’outre-tombe » aimait lui aussi beaucoup visiter les cimetières et il y aurait, selon l’auteur 88 occurrences de cimetières dans les Mémoires .C est ce même  Chateaubriand qui nous donne une inscription découverte sur une tombe et qui convient bien aux cimetières : " Hic  jacet  cinis  et  pulvis  et nihil." Ici reposent des cendres,de la poussière  et rien."

dimanche 29 mars 2015

Villa Cahuzac à Gimont dans le gers

Pour mon anniversaire un cadeau m’a permis de passer une soirée et une nuit dans un hôtel très agréable que j’avais choisi dans un catalogue : la Villa Cahuzac à Gimont dans le Gers.
Gimont est un de ces petits villages du Gers avec, notamment une Halle importante et une très belle Eglise. Quant à la villa Cahuzac elle a une architecture et une histoire particulière. A l’origine elle a été édifiée par le docteur Aimé Mouchet qui fut Directeur de l’Hôpital d’Istanbul et qui opéra en sa qualité de médecin  Ata Turk, fondateur d u régime laïc en Turquie.
La villa contient la remarquable Bibliothèque du Docteur Mouchet parfaitement conservée et l’on prend ses repas dans une galerie entièrement vitrée longeant un petit parc.
                 



Dans la Bibliothèque j’ai aussi découvert deux beaux livres sur Daphné Dubarry sculpteur de grand talent et dont je me demande encore si elle est apparentée au Dubarry propriétaire de la Villa et grand producteur de foie gras !

Les quelques photos me rappelleront quelques moments agréables pour fêter, hélas, une nouvelle année qui s’ajoutera à d’autres.

jeudi 26 mars 2015

CHIEN de Samuel Benchetrit

Chien de Samuel Benchetrit qui vient de paraître aux Editions Grasset et que l’on vient de m’offrir est un roman qui commence d’abord dans la drôlerie et qui se termine de manière émouvante. A la vérité c’est une histoire  particulière où l’on a du mal à entrer au début et à laquelle on se laisse prendre très vite. En effet dés le début et dans le cadre de la désunion d’un couple, l’homme va se transformer en chien, donc difficile a admettre pour un esprit cartésien mais c’est, dans le fond  l’idée que nous traitons parfois nos congénères comme des chiens !
Passé cette idée initiale la vie de ce chien, ses réflexions sur la vie sur ses maîtres, ses amitiés avec d’autres chiens nous entraînent dans des aventures où l’on voit, hélas, que les maîtres ne sont pas toujours à la hauteur de l’amour des bêtes ! Cette façon de se mettre ainsi à la place d’un chien et de faire parler cet animal m’a rappelé les  livres qui ont déjà utilisé cette manière de faire : celui de Virginia Wolf sur Flush la chienne de la poétesse Elisabeth Barrett, celui de David Garnett : « La femme changée en renard » paru chez Grasset « Les cahiers rouges » et aussi « Truismes » de Marie Darrieussecq roman qui concernait cette fois une truie.

Alors franchissez le pas :vous rirez mais pas seulement.

mercredi 11 mars 2015

Trois jours à Oran

Trois jours à Oran suivi de : « Le désir et la peur » d’Anne Plantagenet vient de paraître dans la collection J’ai lu chez Stock. C’est le récit du retour en Algérie soixante après et cela ne pouvait me laisser  indifférent !
L’auteur décide d’emmener son père qui a quitté l’Algérie très jeune et n’ y est jamais retourné revoir Oran sa ville natale et la ferme de la famille a quelques kilomètres. Ils n’y resteront que trois jours et ce sont ces trois jours qu’elle raconte en mêlant cette histoire ancienne et sa propre histoire du moment.
Tous les sentiments qui peuvent envahir à l’occasion d’un tel pèlerinage sont bien restitués et l’émotion court tout au long du récit.

Le récit proprement dit est suivi d’une courte partie à la suite des réactions que le livre a suscitées. Le désir et la peur car ce sont bien là les sentiments qu’éprouvent tous ceux qui sont tentés par ce retour au pays. Désir évidement de revoir les lieux de sa jeunesse. Peur aussi de tuer les souvenirs.

samedi 28 février 2015

Le cousin de Bruegel

J’ai assisté le 27 février au Parvis à la présentation du roman que vient de publier Eric Le Bot sous le titre Le cousin de Bruegel aux Editions In8. 
Il m’était difficile de manquer cette présentation puisque Eric Le Bot est un de mes confrères et qu’il a même fait un court passage à mon cabinet. 
Je savais de lui qu’il aimait le théâtre et j’ai encore le souvenir de l’Antigone qu’il avait monté il y a quelques années. Je ne lui connaissais pas, par contre, son goût de l’écriture.

Marc Belit a fait une présentation passionnante. Il a montré son enthousiasme pour ce premier roman, il en a fait une lecture qui met en avant l’évocation de thèmes quasiment métaphysiques : la mort, la création artistique, le pacte faustien entre l’artiste et le diable. Ce faisant, il a donné à l’auditoire l’envie de se plonger dans le livre ce que j’ai fait aussitôt de retour chez moi.
Autant dire tout de suite que je ne connaissais Bruegel que de nom et que son œuvre m’était étrangère. Tant mieux, dans le fond, puisque je suis entré vierge, si je puis dire, dans ce roman.

Une seule chose m’est venue à l’esprit avant de le lire, le souvenir de ce que un de mes écrivains préférés, Marguerite Yourcenar aimait beaucoup la peinture flamande et notamment l’œuvre de Bosch et de Bruegel. 
Une exposition en 2013 a mis en évidence les rapports de l’œuvre de cet écrivain avec la peinture flamande et il en existe un magnifique catalogue. 

Mais venons-en au roman. Et d’abord le style car c’est là qu’est l’écrivain. Ce livre se lit bien et la réussite est d’abord dans le fait que l’auteur sait nous rendre la vie de cette époque, une vie qui ne nous paraîtrait aujourd’hui pas très propre, pas très saine avec ses maladies, une sorte d’humidité ambiante. On a guère de mal, grâce à l'écriture, à  imaginer cette Flandre et son climat, souvent difficile (il y a de très beaux passages sur ces temps de pluie et de boue); et l’atelier de l’artiste finit, à la lecture, par nous devenir familier. Ne serait-ce que pour cela, le roman serait réussi.

On se laisse prendre au récit de « l’espion » et on lit ses rapports à son maître avec intérêt en attendant la suite, il y a presque du suspens et c’est l’ensemble des informations qu’il donne qui restitue, par petites touches, à la manière d’un peintre, et l’époque et l’atmosphère de l’atelier.

Sur le fond le livre pose plus de questions qu’il n’en résout ou, plutôt, conduit le lecteur à se poser mille questions sur l’art, la création, cette sorte d’esclavage dans lequel se trouve tout artiste taraudé par une volonté de dire et de trouver. 
Il y a dans ce roman l’apparition de personnages énigmatiques dont on ne sait pas qui ils sont : le diable, la mort… Et la fin ajoute encore au questionnement. Je n’en dirai rien pour laisser au lecteur la découverte seulement ceci : tout artiste n’est-il pas un fou qui veut se confronter avec le sens de la vie, l’horreur du temps qui passe et la mort ?
Cette recherche par l'art du sens de la vie et ce constat accablant qu'il n'y a guère de sens (p.122), que tout finit et disparaît et que le monde continue de "tourner sans nous" (p.124).
Une évocation aussi, qui renvoie à aujourd'hui, de cette religion d'inquisition et de censure qui pousse l'artiste à "l'art du stratagème et aux paysages a énigmes." (p.32)
Un foisonnement de questions  et n'est-ce pas là la marque d'un bon livre?
Et puisque j’évoquais, en commençant,  Marguerite Yourcenar je dois dire que l’un de ses grands héros, Zénon est poursuivi par les même obsessions que le Bruegel de ce roman.

Roman réussi donc et dont je conseille la lecture  ainsi que le découverte ou la redécouverte de Peter Bruegel.