vendredi 16 mars 2012

La Révolution Tunisienne: conférence

Avec Rachid Barnat nous avons fait une conférence a Saint Vincent de Tyrosse:"La Révolution Tunisienne: réalités et perspectives".Il y a eu un public nombreux et intéressé et parmi ce public des représentants de l'Association des Tunisiens de France venus de Bordeaux et qui ont  participé aux débats qui a suivi la conférence qui était axée sur trois idées
-ce dont les Tunisiens peuvent être fiers
-ce qui peut provoquer leur colère
-ce qui permet d’espérer.
Voici trois petits extraits de cette soirée.

mardi 6 mars 2012

A quand la sagesse des religieux?

On est en plein débat- je ne suis pas sûr que ce soit l'essentiel- sur la viande Halal.Le problème a été soulevé par Marinez le Pen et, bien sûr, Sarkozy et Guéant se sont engouffrés dans ce thème puisqu'ils sont, depuis plusieurs mois à la remorque du FN et que, comme certains l'ont dit, la différence entre le FN et une partie de plus en plus importante de l'UMP est difficile à faire.
Cette position de Le Pen et de Sarkozy est, on le comprend bien, purement électoraliste. Il s'agit de draguer les français chauvins, quelques fois racistes et qui ont l'étranger (surtout le musulman en ce moment) en horreur.
Ceci étant ce n'est pas parce que le moment est mal choisi et que la manœuvre est grossièrement électoraliste qu'il ne faut pas réfléchir.
C'est , en définitive, François Fillon (non sans arrière pensée) qui a le mieux posé la question lorsqu'il a dit que "les religions devraient réfléchir au maintient de certaines traditions lorsque celles-ci ne sont plus en adéquation avec l'état de la science, des technologies et des préoccupations de santé."
Je partage entièrement  et fortement cette idée contre laquelle-il fallait s'y attendre, se sont aussitôt élevés les représentants de la religion juive et les musulmans. Or il est clair que cette prescription d'un autre âge, dictée à l'époque, par de véritables raisons de santé publique dans la mesure où il n y avait pas  en ce temps de bons moyens de conserver la viande et qu'une viande saignée  se conserve beaucoup mieux.
C'est d’ailleurs la même raison qui a entraîné la mise à l'écart de la viande de porc, cette viande se conservant moins bien que les autres.
Les hommes de ce temps ont donc édictées des règles utiles en leur temps. Et que l'on ne vienne pas me dire que Dieu s'est mêlé de la nourriture et de faire des différences entre les animaux. Malgré toute ma bonne volonté à l’égard des religions je ne parviendrai pas à y croire!
Aujourd'hui les raisons de ces règles ont complètement disparues et leur maintien n'est que l'application servile et sans réflexion de règles sans aucun intérêt.
J'ajoute que le maintient de ces règles , en dehors même de questions de foi, est dicté par des rasions financières car il y a derrière tout cela un énorme marché fort lucratif.
Enfin je pense que l'attitude à l'égard des animaux a, heureusement, évoluer et doit continuer d'évoluer pour parvenir vers plus d'humanité à l'égard des bêtes, ce qui sera , au demeurant un progrès des hommes eux-même, comme la si bien dit Marguerite Yourcenar dans cet article que j'invite chacun à méditer loin de toutes polémiques électoralistes et dont j'ai déjà fait état dans mon blog .

samedi 3 mars 2012

Dégagements jeunes peintres tunisiens à l'Institut du Monde Arabe


A Paris pour quelques jours j’ai visité, une nouvelle fois ,l’Institut du Monde Arabe d’autant qu’il vient d’être entièrement rénové. En dehors de la collection permanente qui contient de fort beaux objets anciens (manuscrits, tapis céramique et autres bijoux) il y a , en ce moment, une exposition temporaire qui ne pouvait que m’intéresser, intitulée: "Dégagements:La Tunisie un an après."
Il y a là exposé des œuvres récentes inspirées par la Révolution de décembre-janvier 2011 aux jeunes artistes tunisiens et l’on se rend compte, comme on s’en rend compte sur les réseaux sociaux, qu’il y a une effervescence extraordinaire tant dans les discussions que dans les arts graphiques.
Je dois dire que les textes qui accompagnent les œuvres et qui sont de chacun des artistes sont très intéressants. Je ne peux mettre ici des photos puisqu’il était interdit d’en prendre dans le musée mais je voudrai simplement évoquer quelques œuvres parmi toutes celles exposées et qui sont toutes originales.
Ainsi Wassim Ghozlani expose 48 photographies tirages numériques sur aluminium et son texte de présentation est axée sur le fait que l’on ne connaissait réellement que la Tunisie de la côte avec ses banlieues chics mais pas la Tunisie profonde ,celle qui a contribué grandement à la révolution et c’est celle là qu’il présente.
Patricia Triki expose aussi des photos  sous le titre « Check points 2011 » et qui représente la façon dont les tunisiens ont protégé leur quartier pendant la période .
Il ya ,aussi, une grande toile de Nabil Saouabi intitulée: « Le peintre et les bâillonnés » sur laquelle on voit entre autre la fameuse scène de Bouazizi sur son lit d’hôpital recevant la visite de Ben Ali.
Il y a bien d’autres œuvres et toutes mériteraient d’être citées.
En sortant de cette exposition j’ai simplement formé le souhait que tous ces jeunes créateurs puissent conserver leur liberté dans la prochaine Tunisie et que l’on leur dise pas ce qui est «  h’ram » (illicite) et « h’alal » (licite) car l’art se nourrit que de liberté et cette exposition en est la preuve.

mardi 14 février 2012

Le temps ou nous chantions


Ce gros roman de Richard Powers (plus de 750 pages) : »Le temps où nous chantions » nous entraîne, encore (après La couleur des sentiments dont j’ai parlé il y a peu), dans cette Amérique raciste que je déteste. Ce roman est tellement foisonnant qu’il est impossible à résumer et le résumer serait d’ailleurs une erreur. Tout juste peut on dire qu’il est   à la croisée des problèmes noirs, juifs et de la musique. Disons que ceux qui connaissent  et aiment la grande musique y trouveront un, charme supplémentaire mais ce charme, par la magie de l’écriture,  est également accessible  à ceux, comme moi, qui ne sont pas très musiciens.
Un des critiques a écrit fort justement : « Richard Powers a écrit le grand roman américain sur la famille, l’amour, la musique et les problèmes raciaux. Mieux : il en a fait un chant inoubliable. »
Pour vous donner l’envie de lire ce roman je raconterai seulement, moins bien que ne le fait l’auteur, ce concert si particulier donné en 1939 par Marian Anderson. Qui s’en souvient aujourd’hui ? Qui connaît encore le nom de Marian Anderson ? Elle fut une très grande voix lyrique, une très grande chanteuse noire qui interprétait les grands airs européens. Elle a chanté un peu partout dans le monde, mais a connu, en Amérique, des humiliations sans nom, depuis son plus jeune âge parce qu’elle était noire.
Ne lui est –il pas arrivé de chanter dans les plus grandes salles des EU mais de ne pouvoir loger, le soir, dans les grands hôtels de la ville parce qu’elle était noire ?
Comment voulez vous que j’aime un pays qui a toléré cela ?
Pourquoi le concert de 1939 fut il un grand moment de l’histoire américaine ? Marian Anderson, parce qu’elle était noire, n’avait pu trouver une des grandes salles de concert à la mesure de son talent. Alors, et c’est tout a son honneur Eléonore Roosevelt sauva, d’une certaine façon l’honneur américain en organisant un grand concert en plein air devant le Mémorial Lincoln à Washington et Marian Anderson chanta, comme jamais, les grands airs classiques devant plus de 75000 personnes !
Il y a sur Youtube un court extrait très émouvant de ce moment.
C’est à ce concert que Délia, une jeune noire, chanteuse elle aussi et sur les traces de Marian Anderson, rencontra David Strom, un juif d’Europe centrale, réfugié en Amérique, point de départ du roman qui va nous raconter l’histoire de la famille qu’elle va créer avec David :une noire et un blanc  et trois enfants amoureux de musique dans cette Amérique raciste…
Je ne veux pas en dire plus mais voilà un livre qu’il faut lire et faire connaître a ceux que vous aimez. En attendant vous pouvez voir ces deux vidéos qui évoquent l'auteur et ce concert.

mardi 7 février 2012

Chateaubriand


Je ferme la dernière page de cet essai de Michel Crépu paru chez Grasset : « Le souvenir du monde. Essai sur Chateaubriand. » et, du coup, je viens de commander le dernier livre de Chateaubriand : « La vie de Rancé. » que je n’ai jamais lu mais que j’ai rencontré souvent dans mes lectures et dont, chaque fois et, ici encore, il était dit qu’il était le plus beau de ce grand écrivain.
Je n’ai pas tout lu de Chateaubriand, loin s’en faut et je crois que je n’aimerai pas beaucoup de ses livres : Les Natchez, Le génie du Christianisme, Les Martyrs…. En réalité je n’aime que « Mémoires d’outre-tombe » que j’ai relu au moins deux fois et où je trouve sans cesse des passages admirables. Michel Crépu n’est pas loin d’être du même avis. Il y a tout dans les Mémoires, le style d’abord, magnifique et puis ce rapport au temps, à l’histoire. Il ne faut jamais oublier que Chateaubriand, d’une famille de petite noblesse bretonne a eu 20 ans en1789 et qu’il a vu sa sœur, son beau frère et le père de celui-ci, Malesherbes, l’avocat de Louis XVI, guillotinés.
Comme le montre Michel Crépu il est entre deux mondes : il n’a pas la nostalgie de l’ancien mais il n’est tout de même pas dans ces nouveaux temps.
Dans les Mémoires  une des grandes affaires c’est évidemment Napoléon que Chateaubriand admire même s’il ne peut totalement adhérer.
Un grand critique Henri Guillemin que cite d’ailleurs Michel Crépu a écrit tout un livre pour prendre Chateaubriand en flagrant délit de mensonges petits ou grands et d’embellissement de sa vie. La belle affaire ! C’est de littérature dont il s’agit pour l’histoire il faut lire des thèses !
Cet essai m’aura donc donner l’envie de lire son dernier livre :La vie de Rancé et je viendrai donc vous en parler.

lundi 6 février 2012

Israël-Palestine


Je viens de recevoir dans le cadre de l’opération « Masse critique » de Babelio un petit livre : »Tout savoir sur le conflit Israélo-palestinien. » paru en décembre 2011 chez Hatier.
Ce petit livre fait partie d’une collection nouvelle qui se décrit comme étant des « Guide visuel à destination des esprits curieux et pressés. » Le livre est précédé d’une préface de Pascal Boniface, spécialiste bien connu de ces problèmes et qui dit tout, à la fois la passion qui entoure cette question et, cependant, la nécessité du débat.
Ce problème israélo-palestinien est, selon moi, une des questions la plus importante de notre époque et qui est la source, notamment, du conflit opposant le monde arabo-musulman à l’occident et donc, en grande partie du terrorisme islamique qui s’alimente de cette crise qui dure  depuis plus de cinquante ans.
Des espoirs ont été mis récemment sur  le rôle que pouvait jouer les Etats-Unis de Barack Obama dont le discours du Caire a donné beaucoup d’espoir. Force est de constater qu’il a échoué et, je le crains, renoncé  à user de l’influence de son pays pour faire évoluer la question.
Ce contexte que je viens d’évoquer, même s’il rend assez pessimiste ne doit pas faire renoncer à lutter pour une paix juste, mais pour mener une telle lutte encore faut-il être informé. Ce petit livre a le grand mérite de donner aux lecteurs des faits historiques et rien que des faits bruts et ainsi de lui permettre de se faire sa propre opinion. Oeuvre, oh combien utile sur cette question si controversée  et sur laquelle, hélas, la passion domine !
Tous ceux qui s’intéressent à la chose publique et notamment à cette question fondamentale pour la paix du monde, devraient avoir ce petit guide sous la main s’ils veulent aller à l’essentiel.

mercredi 11 janvier 2012

Conférence a Pau

Voilà sur le blog de Rachid le texte complet de la conférence que nous avons donné ,hier, à Pau dans le cadre de l'Institut culturel Inter Ages.