J'ai emporté pour mon séjour en Tunisie le gros livre de la collection Quarto chez Gallimard consacré aux romans de Boualem Sansal de la période 1999-2011. J'ai pris grand plaisir à lire tous ces romans d'abord en raison du style de cet écrivain, un style flamboyant plein de trouvailles et souvent très drôle.
Heureusement qu'il y a cette façon drolatique d'écrire car le fond de tous ces romans est une peinture très dure et ,souvent pénible, de l'Algérie depuis l'indépendance. J'en suis même venu à me dire que l'auteur exagérait probablement et que le pays ne pouvait être tombé aussi bas! A voir.
J'ai aimé tous les romans depuis le premier, celui qui a fait connaître l'écrivain en France : "Le serment des barbares" jusqu'à "Rue Darwin" paru en 2011.
J'ai un petit faible , une préférence, pour :"Harraga" publié en 2005. C'est mon côté "sentimental" car ce petit roman a le don de vous faire pleurer.Rue Darwinisme n est pas mal non plus pour ceux qui aiment les histoires qui font pleurer.
L'ensemble de ce volume est précédé d'une préface très élogieuse mais très clairvoyante de celui qui est à l'origine de la découverte de Boualem Sansal en France Jean Marie Laclavetine et qui met en évidence la richesse de la langue de cet écrivain.
Moi qui suis toujours avec cette idée que je repousse sans cesse de me rendre de nouveau en Algérie, ce n'est évidement pas la lecture de ces romans qui me fera faire le premier pas!
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
mardi 6 octobre 2015
lundi 21 septembre 2015
Jean Senac, le poète des deux rives.
J'ai fait état dans une de mes entrées de la biographie que Jean Maso a consacré au poète Jean Senac. Je viens de retrouver lors de mon séjour à Hammamet le livre qu'Emile Temime et Nicole Tucelli ont consacré aux Editions Autrement en 2003 à " Jean Senac, l'Algérien. Le poète des deux rives."avec une belle préface de Jean Daniel.
C'est un destin à pleurer que celui de ce poète, amoureux fou de l'Algérie, du soleil et de la mer et qui périra, assassiné (un assassinat jamais élucidé et probablement politique) à la manière de Pier Paolo Pasolini, dans le petit appartement sordide en sous sol qu'il occupait à Alger rue Elisée Reclus.
Ce livre revient en détail sur les engagements de Jean Senac en faveur de l'indépendance du pays auprés de ses amis algériens, sur les espoirs, fous en réalité, qu'il mettait dans ce pays nouvellement libéré, espoirs qui furent si cruellement déçus par les dérives du pouvoir.
Moi qui me suis intéréssé au rapport de Camus et de l'Algérie j y ai découvert, à la fois l'amitié, quasiment paternel de Camus pour Senac, les tensions entre eux au sujet de l'avenir du pays, tensions qui sont allées jusqu'à la rupture. Et, dans le fond, tous les deux se sont bercés d'illusions. Camus en croyant que l'Algérie pourrait rester structurellement lié à la France, seule condition à ses yeux pour que les "pieds noirs" puissent y demeurer et Senac en croyant que l'Algérie indépendante pourrait créer un pays ouvert où toutes les communautés, musulmans, juifs et chrétiens pourraient s'entendre harmonieusement!
Il y a dans ce livre tant et tant de pages émouvantes que j'aimerai recopier ici! Il faut lire ce livre honnête et documenté et je me contenterai de retranscrire, ici, l'hommage de René Char lorsque Senac fut porté en terre le 5 septembre 1974.
"Le mercredi 5 septembre, lorsque nous avons porté en terre le cercueil de bois cru qui renfermait ce regard que nous ne pourrons plus qu'imaginer, nous avions perdu le Verbe. Il était un peu plus de midi. Le soleil était blanc et la mer de ce bleu outremer qu'il aimait. Nous avons jeté sur son souvenir des roses rouges et des guirlandes de jasmin, là-bas, au fond du cimetière d'Aïn-Benian (Guyotville). C'était à nouveau lui, qui a toujours rejeté à coup de poings fermés l'hypocrisie et le mensonge. Il avait avec le petit peuple d'Algérie une communauté profonde de misère et de sombres combats.
Pendant la guerre de libération, à Paris, dans les rangs du FLN clandestin, il a payé de l'honneur de sa mémoire, de son courage, de son silence une algérianité qui n'avait rien d’esthétique. Constamment, il a hurlé, dans des poèmes qui demeurent les garde fous de notre honnêteté à tous, l'amour de son peuple, de sa terre, de la mer et du soleil."
Taisons-nous après cela et oublions l'ingratitude choquante du pouvoir algérien à son égard.
La Medina de Tunis et Alexandre Roubtzoff
Je voudrai signaler un très beau livre que je viens de découvrir et que j'ai parcouru avec grand plaisir. Ce livre est consacré à la Médina de Tunis et à sa très longue histoire. Il a été édité en octobre 2010 dans la collection Regards à Dunes Editions.
Le livre contient de très belles photos de Jacques Perez et de très nombreux dessins du peintre orientaliste Alexandre Roubtzoff.
Le texte de Jamila Binous nous retrace de manière complète mais très lisible l'histoire de cette Médina, abandonné un moment et qui, depuis quelques années renaît grâce à des rénovations très réussies de vieux Palais qui deviennent des hôtels, des restaurants et des demeures privées.
Quant aux dessins d'Alexandre Roubtzoff ils sont magnifiques et cependant très précis. Ce livre nous permet de nous souvenir ou de faire connaissance avec un grand peintre orientaliste au destin singulier.
Alexandre Roubtzoff né en 1884 à Saint Petersbourg a fui la révolution d'octobre et est arrivé en Tunisie en avril 1914, pays qu'il n'a plus quitté à part quelques voyages en France, au Maroc et en Algérie. Il est décédé le 26 Novembre 1949 et est enterré au cimetière du Borgel.
vendredi 18 septembre 2015
Séjour en Tunisie
Je suis arrivé, hier, à Tunis après une absence de prés de cinq ans. Je suis donc impatient de voir ce que ce pays devient. Le voyage a été sans encombre, encore qu'un incident a failli me faire rester en France. Au guichet de Tunis Air de Toulouse nous sommes tombés sur une employée qui a cru bon de faire du zèle. Elle nous a réclamé, ce qui n'était jamais arrivé avant, un certificat de bonne santé de Randy. Il avait bien un passeport santé européen et il voyageait, de plus, avec son vétérinaire préféré qui était muni d'une carte professionnelle, rien n'y a fait ! Nous lui avons demandé d'appeler le chef d'escale ce qu'elle a prétendu avoir fait et il s'est révélé ensuite que c'était faux. Le problème s'est réglé avec la chef d'escale, personne charmante qui a très bien compris la situation et nous a délivré le sésame ! Petit incident irritant que je n'ai sans doute pas contribué à régler car j'ai aussitôt et, fermement et sur un ton assez élevé, dit ce que je pensais à cette employée et ce n'était pas des compliments !

Après une belle sieste à Mutuelle-Ville chez Hamida nous avons été faire quelques courses à Carrefour et Rachid et Hamida sont ensuite allés à un mariage dans un très beau Palais à Mannouba du nom de Kobbat Ennhas.

Aujourd’hui départ vers Hammamet.
A peine arrivé j'ai été prendre mon premier bain. Température idéale au point que contrairement à mon habitude je suis entré dans l'eau sans aucune difficulté et je ne voulai plus en sortir ! Ouf ! premier bain à Hammamet depuis plus de quatre ans. Un délice.
En fin d’après midi, assisté à la célébration d'un mariage hammametois, le premier auquel j'assiste. Au fait il s'agit de la outiya, avant dernière cérémonie d'un mariage qui dure plus d'une semaine. Cela se passait dans une salle des fêtes et, à notre arrivée, au fond de la salle sur une estrade la mariée et une trentaine de jeunes mariées toutes en costume traditionnel d'Hammamet, constituant une sorte de cour d'honneur d'honneur pour la nouvelle mariée. Les photos vous montrent la beauté de ce spectacle, toutes ses robes scintillantes d'or ! Alors que la mariée et sa cour siègent sur l'estrade, les jeunes filles dansent sur la piste au son d'un orchestre. Quelques unes des jeunes mariées, malgré la lourdeur de leurs tenues, se joignent de temps en temps aux danseuses, la mariée elle même se joignant aux danseuses de temps à autres.











La kesoua brodée de fil d'or

Le hénnée



La musique est très entraînante et avec l'orchestre interviennent aussi des groupes de culture soufie avec des drapeaux et, à un moment, une sorte de "derviche tourneur" rappelant ceux de Turquie en plus folklorique avec une jupe chamarrée de couleur, alors que celle des officiant soufi est blanche immaculée. Autrement dit ce qui est chez les vrais derviches de Turquie une danse pour se relier à son créateur est,ici , un peu plus profane.


Nous avons accueilli dimanche pour une semaine Mounira et Philippe et ce lundi matin première matinée de plage. Dimanche il y avait du vent et des nuages et ce matin tout cela avait disparu. Nous avons eu une eau claire et calme et un soleil radieux. L'eau était un peu plus fraîche qu'à mon arrivée mais une fois dedans elle devenait parfaite.
Hier soir, après une promenade dans la vieille ville d'Hammamet, nous avons dîné chez Achour. Soirée agréable dans cette cour rempli d'arbre et de végétation méditerranéenne.
Comme chaque jour désormais nous avons été à la plage : soleil et baignade. Après la sieste nous avons été revoir le beau village de Takrouna et notre amie madame Gmach qui se bat, toujours et toujours pour préserver et développer ce petit village berbère perché sur son piton rocheux. Beauté du paysage au coucher du soleil et moment de discussion sympathique.
Retour à Hammamet où nos amis nous ont invité chez Da Franco notre restaurant italien préféré. Dîner dans les jardins.
Hier soir visité l'Hôtel Sindbad que je n'avais plus revu depuis prés de trente ans. Il a été restauré et est magnifique avec, notamment, un restaurant de plage avec une piscine et vue sur la baie d'Hammamet. Tout cela traité de façon très moderne tout en ayant gardé l'architecture arabe avec patios, arcades et végétation luxuriante.
Après cela, dîner au Barberousse avec nos amis Mounira et Philippe. S'étaient joints à nous Hamida, Nejiba et Ghada. Toujours agréable.
Aujourd'hui après la plage, excellent déjeuner préparé par Hamida et en fin d’après midi, nous sommes allés prendre un verre à l'Hôtel Sinbad au bord de la piscine à déversement, face à la mer.
Vendredi. Voilà une semaine déjà que je suis à Hammamet. Après la plage nous avons organisé un déjeuner directement sur la plage, les pieds dans l'eau. Au menu : un "complet poisson". Bon moment original.


En fin d’après midi apéritif à l'Hôtel Oceana malheureusement assez désert.

Samedi dernier jour du séjour de nos amis. Départ d'Hammamet et visite de la Casbah. Peu de monde en raison de l'Aid et beaucoup de restaurants fermés. Nous avons déjeuné au M'Rabet que je connaissais comme café, le plus ancien de la Casbah mais c'est aussi un restaurant de bon niveau dans un vieux bâtiment très bien restauré.

Après une belle sieste, direction Sidi Bou Saïd toujours aussi agréable. Visite de la magnifique Villa Bleue.

Après une belle sieste, direction Sidi Bou Saïd toujours aussi agréable. Visite de la magnifique Villa Bleue.
Dîner à la Goulette au Café Vert.
Dimanche, lundi et mardi repos à Tunis. Ce soir nous allons découvrir un restaurant de la Goulette que je voulais tester depuis longtemps: Chez Mamy Lilly. Il s'agit d'un restaurant tenu par des juifs avec une cuisine traditionnelle juive. Ce restaurant se trouve dans une rue de la Goulette et il s'agit d'une villa du début du siècle dans le style italien fréquent en Tunisie. Elle est restée dans son jus et n'a,sans doute pas bougé depuis les années cinquante: une petite cour où lorsque il fait bon sont dressées les tables, un escalier menant a une entrée dans laquelle assise dans une fauteuil trône Mammy Lilly avec son caniche qui aboie tous les clients. La salle à manger qui, elle non plus , n'a pas changé depuis les années cinquante a, comme seule originalité d'être décorée par des toiles modernes et par des photos d'écoliers, elles aussi des années cinquante. Mammy Lilly doit avoir une vocation rentrée d'institutrice : il y a des tableaux noirs aux murs et les menus sont présentés sous forme de vieux cahiers d'écoliers. Nous avons fait, tout à coup , un bon dans le passé! Quant à la cuisine elle est bonne mais servie de manière trop copieuse! Nejiba a vu arriver un immense bol, en réalité presque une soupière de soupe qui aurait pû nous nourrir tous les quatre!En somme une soirée pittoresque!
De retour à Hammamet depuis hier nous avons repris nos habitudes tranquilles: plage, bain dans une mer encore chaude et promenade au soleil.
Hier soir mercredi nous avons passé un agréable moment en prenant un verre au Sindbad au moment du coucher du soleil et avec une vue magnifique sur les remparts d'Hammamet. Demain départ pour Tunis.
Me voilà rentré. Avant mon départ j'ai affiché sur mon mur Facebook ce message qui a beaucoup lu, qui a été très partagé et qui m'a valu des demandes d'e-amitié nouvelles:
"Je quitte ce matin Tunis après trois semaines de vacances chez des amis., trois semaines très agréables où j'ai profité d'une mer encore chaude et d'un soleil radieux. Je n'étais pas venu dans le pays depuis quatre ans et j'ai constaté que la vie y était toujours aussi paisible. J'ai acquis la conviction que le pays n'était, pour le moment, pas plus dangereux que la France ou l'Allemagne et je regrette que l'effet grossissant des médias dissuadent les touristes de venir. Ils y seraient très heureux et j'ajoute que ce serait, pour eux, une façon d'aider ce pays et de résister à ceux qui veulent le faire régresser. Du coup ils se feraient plaisir et militeraient en même temps pour l'avenir d'un pays qui , décidément montre qu'il n'est pas comme les autres."
Dimanche, lundi et mardi repos à Tunis. Ce soir nous allons découvrir un restaurant de la Goulette que je voulais tester depuis longtemps: Chez Mamy Lilly. Il s'agit d'un restaurant tenu par des juifs avec une cuisine traditionnelle juive. Ce restaurant se trouve dans une rue de la Goulette et il s'agit d'une villa du début du siècle dans le style italien fréquent en Tunisie. Elle est restée dans son jus et n'a,sans doute pas bougé depuis les années cinquante: une petite cour où lorsque il fait bon sont dressées les tables, un escalier menant a une entrée dans laquelle assise dans une fauteuil trône Mammy Lilly avec son caniche qui aboie tous les clients. La salle à manger qui, elle non plus , n'a pas changé depuis les années cinquante a, comme seule originalité d'être décorée par des toiles modernes et par des photos d'écoliers, elles aussi des années cinquante. Mammy Lilly doit avoir une vocation rentrée d'institutrice : il y a des tableaux noirs aux murs et les menus sont présentés sous forme de vieux cahiers d'écoliers. Nous avons fait, tout à coup , un bon dans le passé! Quant à la cuisine elle est bonne mais servie de manière trop copieuse! Nejiba a vu arriver un immense bol, en réalité presque une soupière de soupe qui aurait pû nous nourrir tous les quatre!En somme une soirée pittoresque!
De retour à Hammamet depuis hier nous avons repris nos habitudes tranquilles: plage, bain dans une mer encore chaude et promenade au soleil.
Hier soir mercredi nous avons passé un agréable moment en prenant un verre au Sindbad au moment du coucher du soleil et avec une vue magnifique sur les remparts d'Hammamet. Demain départ pour Tunis.
Me voilà rentré. Avant mon départ j'ai affiché sur mon mur Facebook ce message qui a beaucoup lu, qui a été très partagé et qui m'a valu des demandes d'e-amitié nouvelles:
"Je quitte ce matin Tunis après trois semaines de vacances chez des amis., trois semaines très agréables où j'ai profité d'une mer encore chaude et d'un soleil radieux. Je n'étais pas venu dans le pays depuis quatre ans et j'ai constaté que la vie y était toujours aussi paisible. J'ai acquis la conviction que le pays n'était, pour le moment, pas plus dangereux que la France ou l'Allemagne et je regrette que l'effet grossissant des médias dissuadent les touristes de venir. Ils y seraient très heureux et j'ajoute que ce serait, pour eux, une façon d'aider ce pays et de résister à ceux qui veulent le faire régresser. Du coup ils se feraient plaisir et militeraient en même temps pour l'avenir d'un pays qui , décidément montre qu'il n'est pas comme les autres."
vendredi 28 août 2015
Quelques jours à Paris
Nous sommes arrivés hier soir à Paris. Après un voyage agréable en voiture (car nous transportions du mobilier), nous avons été arrêtés par un bouchon aux portes de Paris et nous avons fait les derniers 20 kilométrés en deux heures !
Arrivés à l'appartement, il a fallu décharger le toit de la voiture et cela s'est fait sous une trombe d'eau !
Enfin après une bonne nuit, le soleil est revenu et la bonne humeur avec.
Il nous reste à mettre en place ce que nous avons rapporté : petits mobiliers, tapis et autres bibelots. L'appartement était déjà très agréable, il va devenir superbe.
Quand tout sera en place; nous pourrons alors profiter de quelques jours pour découvrir quelques nouveautés parisiennes et je mettrai alors quelques photos.
Hier soir petit dîner à une terrasse dans notre quartier près du Canal Saint Martin. Comme il faisait un temps d'été très agréable, il y avait foule de jeunes sur les bords du Canal à pic-niquer et c'était une ambiance bien sympathique.
Ce matin, après des courses dans le quartier, nous découvrons à quelques rues de l'appartement une petite place qui fait tout à fait provinciale, la Place Sainte Marthe, sur laquelle deux restaurants avec de jolies terrasses. Nous déjeunons à la Sardine : les tables et les chaises sont de toutes les couleurs et il y a sur le haut de la terrasse des ampoules multicolores comme dans les guinguettes ! Petit plat du jour très convenable.
Ce matin, après des courses dans le quartier, nous découvrons à quelques rues de l'appartement une petite place qui fait tout à fait provinciale, la Place Sainte Marthe, sur laquelle deux restaurants avec de jolies terrasses. Nous déjeunons à la Sardine : les tables et les chaises sont de toutes les couleurs et il y a sur le haut de la terrasse des ampoules multicolores comme dans les guinguettes ! Petit plat du jour très convenable.
Ce matin nous avions une course à faire et nous en avons profité pour faire une longue ballade : Avenue de la République, Père Lachaise, Avenue Philippe Auguste vers Nation et retour.
Cette après midi Hotel de Ville et déambulation dans l'Île Saint Louis toujours aussi agréable avec son côté village de province, ses galeries de peintures et ses magnifiques Hôtels particuliers datant pour la plupart des XVII et XVIII siècles. L Hôtel de Lambert est toujours en restauration. Acheté par l'émir du Qatar, il est entièrement rénové extérieur et intérieur.
Ce mercredi en fin d’après midi nous sommes allés nous promener dans la quartier du Champ de Mars et de l'Ecole Militaire. Au retour pris la Rue Saint Dominique jusqu'au Bld Saint Germain : une jolie trotte. Pour nous remettre nous nous sommes arrêtés chez Hammadi (cette petite gargote que nous connaissons depuis plus de trente ans !) et avons dégusté un bon couscous tunisois.
Tout à côté de l'appartement la rue d'Aix est une petite rue, pavée où ne passent que quelques rares autos et qui est donc le lieu de promenade de Randy quand nous n'allons pas plus loin et, maintenant qu'il se fait vieux, c'est assez souvent le cas.
La Mairie de Paris a consacré un mur de cette rue à des peintures murales réalisées par de jeunes artistes. Voilà la fresque que l'on peut voir en ce moment.
Ce vendredi après midi nous sommes allées au Parc de la Vilette, vaste esplanade consacrée pour l'essentiel à la musique. L'ensemble a de l'allure avec notamment la grande Halle, monument en fer du XIX° siècle. Il y a des allées bordées d'arbres, des pelouses où se tiennent l'été des séances en plein air de cinéma. Notre visite était surtout consacrée à la visite de la Philharmonique de Paris qui vient d'être inaugurée et qui était, pour l'essentiel, fermée. Quant à l'architecture du bâtiment lui-même c'est affaire de goût !
Au retour nous sommes allé à pied (encore une trotte) jusque chez Chartier cette brasserie restée dans son jus du XIX siècle. J'apprécie toujours ce décor.
Dernier dîner sympathique à La Coupole avec Martine et un confrère.
La salle, art-deco, est toujours aussi belle.
Et décidément nous sommes en ce moment dans les appartements et les aménagements ! Après l'appartement d'Annie à Pau, nous avons visité cette après-midi un appartement pour Martine. Situé Quai de Jemappes, il a une belle vue sur le Canal Saint Martin. Martine le verra cette semaine nous nous sommes contentés de lui envoyer un descriptif et des photos. A suivre.
lundi 8 juin 2015
Venise 2015
Arrivée hier en fin d'après midi dans notre appartement de la Giudecca après un voyage un peu long avec escale à Lyon. Nous retrouvons rapidement nos marques puisque c'est, maintenant, la troisième fois que nous louons cet appartement dans un vieux palais sur le quai de la Giudecca tout près de la station Palenca.
Premier soir dans notre petit restaurant face au Palais des Doges : premier spritz et nous voilà repartis pour un mois de pérégrinations dans cette ville unique.
Cet Afghan que nous avons déjà croisé les années précédentes attend sa maîtresse qui fait quelques courses à la supérette.
L'aprés midi promenade dans le quartier du Musée Gougenheim et dîner sur une terrasse donnant sur le canal de la Giudecca juste en face de notre "Palais". Au passage découverte de quelques toiles.
11 Juin déambulation vers la via Garibaldi, les jardins où se tient la Biennale et retour.
Le 13 Juin nous avons fait tout le tour de Venise en vaporetto (ligne 4-1 et 4-2) avec arrêt à la station de l'Hôpital. De là, belle vue sur le cimetière de San Michele, pratiquement en face de l'Hôpital (du fournisseur au consommateur !)
Convient ici cette inscription rapportée par Chateaubriant :
" Hic jacet cinis et pulvis et nihil." (Ici reposent des cendres, de la poussière et rien).
Aujourd'hui 14 juin, journée de pluie .... nous restons calfeutrés chez nous. Même Randy et Vigo ne veulent pas sortir ! J'avais réservé un restaurant en terrasse juste en face de San Michele : ce sera pour un autre soir.
15 Juin le soleil est de retour et nous partons ce matin au Lido. Nous l’avions visité il y a une trentaine d'années et j'y ai séjourné une semaine il y a quinze ans. Ce matin je souhaitai aller visiter le cimetière hebraïque très ancien qui a une longue histoire. Il se trouve dans un enclos très arboré, à moitié entretenu et il a un charme certain.
Nous avons ensuite parcouru la promenade qui donne sur Venise d'où la vue est particulièrement belle.
Nous n'avons parcouru, ce matin, que la façade du Lido donnant sur Venise. Il faudra que nous fassions la promenade le long de la plage du côté opposé, là où se trouvent les beaux hôtels du XIX éme siècle et où séjournait la jet set de l'époque !
Deux vues depuis notre petit bar de la Palenca en buvant nos cappuccinos du matin. Pendant ce temps Randy et son fils Vigo se font photographier devant un paquebot de croisière.
Vendredi 19 Juin. La belle soeur de Rachid était de passage à Venise où elle embarque demain pour une croisière de huit jours avec sa soeur venue d’Amérique et des amis américains et norvégiens. La croisière les conduira à Bari au sud de l'Italie, en Grèce, à Dubrovnik, à Izmir et à Istamboul. Nous avons été les voir à leur hôtel, tout prés du pont de l'Académia. Puis nous avons fait un petit tour en ville avec eux jusqu'à la place Saint Marc. Nous les verrons passer sur le MSC Poesia demain en promenant Randy le long de la Giudecca et samedi à leur retour à Venise.
20 Juin. Nous avons visité ce matin l’appartement témoin dans la rénovation du Palais Grifalvoni. Belle réussite et l'appartement témoin est réalisé et meublé avec beaucoup de goût comme le montrent les photos. Belle vue depuis le balcon sur la Place Santa Margharita.
Dommage que le prix en soit un peu trop élevé.
L’après midi à 17 h, de notre banc prés du Molino Sucky, assistons au départ de la croisière d'Anni sur le MSC Poésia : les voilà partis pour une semaine de navigation.
Ce 21 juin après midi nous avons fait une longue ballade en pensant trouver quelques orchestres et musiciens de rue mais rien: pas de musique a Venise! Belle promenade tout de même.Vu un garage sans doute un peu petit pour le bateau de Claude et à condition de savoir manœuvrer et avec un compas dans l'oeil!
Ce lundi en fin d’après midi nous sommes allés découvrir l'Hotel Marriott ouvert en mars dernier et qui occupe toute une île (l'île des roses). J'ai connu son existence par un article du Figaro.
On y accède par un bateau-navette genre taxi depuis le jardin derrière la Place Saint Marc. Vingt minutes de navigation et l'on accède à l'île. On voit très bien en passant, l'arrière de la Redentore, la belle villa Herriot et le jardin de Randy.
La réalisation de l'hôtel et de ses abords est fastueuse: un immense parc avec une partie plantée d'oliviers qui devaient déjà existaient tant ils sont déjà âgés et bien enracinés; et une partie avec d'autres essences de bois. Au milieu du parc l'hôtel lui-même et tout autour du parc de petites maisons à louer.
Les parties communes sont traitées avec un goût parfait et au dernier étage se trouve un bar avec la piscine. On a de là une vue fantastique sur tout l'arrière de la Giudecca et, par dessus, les principaux monuments de Venise: la Salute, le Campanile de Saint Marc et le Palais des Doges. Nous avons pris un Bellini en contemplant ce paysage; puis nous avons repris la navette en nous promettant d'y revenir.
Voici quelques photos.
Et une dernière:photo de l'île hôtel depuis le jardin de Randy!
Dîner hier soir au Redentore avec Elisabeth et Michel nos propriétaires, pas sur la terrasse comme prévu mais calfeutrés à l'intérieur car il y a eu, pendant environ une demi heure, une bourrasque de vent et de pluie avec un ciel tout noir avec de jolis éclairs. Beau spectacle quand on est bien à l'abri. Comme souvent, le ciel bleu est vite revenu.
Le 24 promenade du côté du Ghetto et le soir apéritif avec Elena et Giovanni les premiers avec lesquels nous avons fait un échange d'appartement.
25 Juin, Elisabeth et Michel nous ont invités à déjeuner chez eux au Lido. Nous les avons d'abord rejoint à la plage devant l'Hôtel des Bains où fut tourné " Mort a Venise " par Visconti et qui est aujourd'hui à l'abandon. Michel a d'ailleurs été figurant dans ce film; et j'aimerai bien le revoir pour tenter de voir dans quel plan il se trouve ! En tous cas il peut dire qu'il a été dirigé par Visconti, ce qui n'est pas donné à tout le monde!
Ils ont là une cabine de plage à l'année et nous avaient invités à nous baigner mais j'ai pensé que l'eau serait trop fraîche. En vérité il faisait un temps magnifique et ayant mis les pieds dans l'eau j'ai finalement regretté de ne pas avoir mis mon maillot. Après cela déjeuner sur leur terrasse transformée par Elisabeth en un magnifique jardin suspendu, sous une tonnelle avec une vue magnifique sur l'adriatique. Agréables moments.
Ce matin 28 Juin, en prenant notre cappuccino à Palenca nous avons aperçu de nombreux petits voiliers sur le bassin de Saint Marc toutes voiles au vent : une régate à laquelle participe Michel !
Par la suite, après la promenade de Randy, nous avons "traversé" notre canal de la Giudecca. En nous dirigeant vers Santa Margharita, nous sommes entrés dans un vieux Palais où se tenait une exposition de bijoux. Dans le hall un lustre qui aurait du mal à tenir dans nos appartements modernes ! Enfin, toujours sur notre chemin et en nous éloignant un peu de nos chemins habituels, nous avons découvert un hôtel de charme; et charme n'est pas ici un vain mot : La Pension Academia se trouve très prés du Pont de l'Academia.
Cette après midi 30 juin, visite de l'île de San Lazaro Degli Armeni. Il y a longtemps que je voulai visiter ce monastère arménien. Nous avons donc pris la ligne 20 des vaporettos à San Marco. Le vaporetto s'arrête, au passage, dans une autre petite île San Servolo que je visiterai l'an prochain.
Le monastère est entouré d'un jardin magnifique et à côté du débarcadère se trouve un belvédère qui domine le bassin de Saint Marc et le Lido qui se trouve tout à côté.
A l'intérieur trois choses sont à voir: le cloître, la chapelle et une très belle bibliothèque contenant beaucoup de livres anciens et, dans une petite pièce à côté, une momie égyptienne.
C'est, en tous cas, une visite qui vaut le coup.
Au retour nous nous sommes arrêtés à la station Giardini et cela nous a donné l'occasion de visiter un petit parc que nous ne connaissions pas et dans lequel, à l'occasion de la biennale, se trouvent installées des oeuvres monumentales sculptées dans l’ébène d'Ursula Van Rydingsvard.
Et voilà le clap de fin après un mois très agréable. Nous avons promené Randy vers le Molino Sucky et, assis sur notre banc attitré, nous avons une dernière fois pour cette année regardé les grandi Navi quitter Venise pour leurs croisières dans l'adriatique.
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