lundi 2 avril 2018

Romain Gary: La promesse de l'aube

De Romain Gary je n'avais lu que ce qu'il a publié sous le nom d'Emile Ajar et son merveilleux : "La vie devant soi" dont on a tiré un film magnifique dans lequel Simone Signoret est une madame Rosa inoubliable.
Je viens de revenir à Romain Gary fort curieusement grâce à Nicolas Sarkozy qui a dit tout ce qu'il aimait en littérature dans une émission de la chaîne parlementaire :"Livres et vous" et qui a fort bien parler de Romain Gary. J'ai lu aussitôt :La promesse de l'aube et je dois dire que j'ai beaucoup aimé cette sorte autobiographie, ce récit de sa jeunesse et de ses relations avec sa mère. Ce qui domine , me semble t-il sa façon d'écrire c'est la grande place faite à l'humour. Les événements et les caractères sont peints de manière souvent drôle.
Ce livre nous montre comment une mère peut aider  son fils, lui donner une assurance dans la vie, le protéger et il est vrai qu'elle est une sorte de modèle de la "mère juive". Il ya beaucoup de scènes touchantes , des moments de  difficultés que la mère affronte avec une réelle énergie et du courage et avec toujours cette conviction qu'elle a et qu'elle transmet que son fils fera de grande chose au service le France, qu'il sera "ambassadeur de France, "Grand écrivain"et , de fait , il le sera.  Cette mère étrangère donne a son fils une très belle image de la France et elle ressemble en cela a beaucoup de familles immigrées de toutes nationalité qui s'installant en France, souvent miséreuses, donnent a leur enfants l'amour de leur nouveau pays. Est-ce toujours le cas aujourd'hui? On peut en douter.
Il ya beaucoup de moments émouvants comme ce jour où Romain Gary ayant obtenu le Prix Goncourt,il se rend aux Editions Gallimard et là prend connaissance d'une lettre qui lui a été adressé et dans laquelle est racontée la mort de son père dans un camp de la mort, ce père qu'il n'a pas connu et voici ce qu'il écrit: "Dans sa lettre, sans doute pour me faire plaisir,il m'écrivait que mon père n'était pas arrivé jusqu'à la chambre à gaz et qu'il était tombé raide mort de peur, avant d'entrer.

Je suis resté longuement la lettre à la main; je suis ensuite sorti dans l'escalier de la NRF; je me suis appuyé à la rampe et je suis resté là,je ne sais combien de temps, avec mes vêtements coupés à Londres, mon titre de Chargé d'Affaires de France, ma croix de la Libération, ma rosette de la Légion d'honneur et mon prix Goncourt.
J'ai eu de la chance: Albert Camus est passé à ce moment-là et, voyant bien que j'étais indisposé,il m'a emmené dans son bureau.
L'homme qui est mort ainsi était pour moi un étranger; mais , ce jour-là, il devint mon père a tout jamais." p.122 collection Folio
Il y a, aussi, ce que fait cette mère pendant que son fils fait la guerre. Alors qu'elle est sur le point de mourir et pour que sa disparition ne trouble pas son fils elle met au point un stratagème. Elle écrit plusieurs lettres qu'elle fera poster par une amie a prés sa mort et a intervalles réguliers. Ainsi Romain Gary n'apprendra la mort de sa mère que trois ans et demi après sa disparition.
Il me faudra voir le film pour savoir si il est à la hauteur de ce magnifique livre.
                                      


dimanche 18 mars 2018

Mon nouveau livre: "Le vieux monsieur à Venise"

Les éditions L'Harmattan avaient accepte de publier mon nouveau livre : "Le vieux monsieur à Venise" et a,alors débutée la période de fabrication du livre. Je leur ai  adressé une photographie qui pouvait bien illustrer, selon moi , la couverture. Hors je me suis aperçu que cette maison d'édition avait des pratiques singulières. D'abord le contrat prévoyait qu'elle ne rémunérait qu’après la vente des 500 premiers ouvrages. J'ai accepté cette clause exjorbitante car cette publication n'est pas ,pour moi, une question d'argent. Mais après je me suis vite rendu compte que cet éditeur ne faisait pas son travail d'éditeur et qu'ayant relevé un certain nombre de fautes d’orthographes ou de grammaire il sollicite de l'argent pour les corrections alors que c'est le travail de tout éditeur sérieux et alors surtout qu'il ne paie rien avant les 500 exemplaires. J'ai donc renoncé a ce contrat et j'ai décidé de publier moi-même sur internet.
Le livre porte un sous-titre,un peu énigmatique mais qui dit quel est le projet."Autobiographie sentimentale et romanesque" . Je reproduit ici le texte de la dernière de couverture que j'ai rédigé et qui vous en dira un peu plus (mais pas trop et pas tout) sur ce qu'est ce livre.


"Ce récit, autobiographie sentimentale et romanesque, aurait pu s’intituler, si le titre n’était pas déjà pris : « Une vie », une vie à la fois ordinaire et extraordinaire comme le sont toutes les vies. Il y a là une confession avec ce qu’elles ont quelques fois d’impudique et il en résulte un autoportrait intellectuel et moral d’un homme du siècle, probablement un exemple d’une espèce en voie de disparition, attaché aux livres, à la réflexion et à Venise et, ici, animé par un grand amour et par le souvenir impérieux, à la fois doux et nostalgique, de l’Algérie pays de l’enfance, revu une dernière fois, après une très longue absence, avant la mort.
Ce voyage de retour, sur les lieux de sa jeunesse à Sétif, Constantine et Alger, plus de cinquante ans après avoir quitté le pays et qui, selon l’auteur, « boucle sa vie »  accentue encore chez lui le sentiment du temps qui passe, détruisant tout et  lui donne une plus grande lucidité sur la vie.
Celui qui s’exprime, ici, essaye de donner une cohérence à sa vie, dresse son portrait en écrivant ce qu’il aime et se rend compte qu’il n’y a d’homme et de vie d’homme que par la mémoire. Que serions-nous sans l’armature de notre mémoire ? Rien. C’est elle qui rassemble cet être ondoyant et divers que l’on appelle moi."

Certains y retrouveront (pour un tiers environ) le récit de mon voyage de retour en Algérie en 2015 mais tout le reste est nouveau.
Ce livre est disponible en version papier et en version tablette et smartphone sur Amazon.
Et voici une

vendredi 16 février 2018

Ronald Aronson : Sartre et Camus. Amitié et combat

Ronald Aronson, spécialiste de Sartre outre-atlantique  a consacré en 2004 un important ouvrage aux rapports entre Sartre et Camus. Le livre est paru en France aux Editions Alvik en 2005 et cette somme nous donne à la fois le détail de l'amitié qu'il y eut entre les deux hommes et analyse en détail ce qui les opposait et qui a prie une énorme proportion dans le conteste de guerre froide qui régnait alors sur le monde et qui sommait chacun de prendre parti. Comme il le dit dans son prologue ce climat politique les a obligé, d'une certaine façon, a aller au del94)à même de leur réelles divergences. Sartre n'était pas tout  a fait communiste et Camus n'était pas davantage un supporter du capitalisme mais les nuances de leurs pensées véritables étaient écartées au profit d'un affrontement frontal entre les deux idéologies. Telle est , semble t-il, la thèse de l'auteur.
Il y a d'abord une réelle amitié entre les deux et ce malgré les différences d'origine et de formations gens s'amusent beaucoup dans le Paris de l'époque.  Mais avant même les différences d'idée il y a une différence évidente entre leurs deux façons d'écrire.
L'auteur écrit ceci qui est très juste:  "Bien que les deux écrivains nous aient laissé des ouvrages philosophiques ou romanesques importants et qu'ils aient abordé avec succès des genres littéraires très variés, Sartre est, par tempérament, avant tout un philosophe voué à la théorie et aux idées générales, tandis que Camus est avant tout un romancier, plus à son aise dans la traduction de situations concrètes." ( p.30)
Une différence va aussi apparaître au moment de la guerre. Camus s'engage dans la Résistance alors que Sartre reste un peu en arrière. Il le reconnaîtra d'ailleurs dans un  bel éloge du Camus de cette époque.
"Vous avez vécu un combat austère, sans gloire ou fanfare. Ses dangers n'étaient guère exaltants et pire vous avez pris le risque d'être dégradé et avili. Sartre a reconnu que Camus avait vécu cette histoire plus profondément et entièrement que bon nombre d'entre nous"
Sarre nous dit que Camus est devenu "la conjonction admirable d'une personne, d'une action, et d'une oeuvre."
On voit donc à la fois la réelle amitié ( un vrai coup de foudre selon Simone de Beauvoir) et l'admiration de Sartre pour Camus qu'il place dans la ligné des écrivains engagés (Voltaire-Zola)et dont il fait ,à cette époque le type même de l'écrivain engagé (p.94 ) et cela ne plait guère à Camus qui écrit cette phrase significative:" J'aime mieux les homes engagés que les littératures engagées. Du courage dans la vie et du talent dans ses oeuvres, ce n'est déjà pas si mal. Et puis l'écrivain est engagé quand il le veut. Son mérite c'est son mouvement. Et si ça doit devenir une loi, un métier ou une terreur, où est le mérite justement?" (p.95)
Ce livre contient aussi, évidement, un très long développement à la rupture entre les deux écrivains à la suite de la publication de L'homme révolté et l'on ne peut que prendre plaisir à lire les échanges très vifs mais magnifiquement écrits entre Jeanson, Camus et Sartre.
Le livre se termine sur l'opposition de Sartre et de Camus sur l'Algérie et là, on est bien obligé d'admettre que Sartre a eu raison contre Camus. L'auteur montre bien que si Camus était tout a fait en avance et très lucide dans les années 1938-1940 il ne réussira pas a prendre la réelle mesure de l'action du FLN et continuera de penser que des aménagements certes sérieux auraient pu suffire alors qu'il n'en est rien. .
Au total un livre très dense , très bien documenté et équilibré dans son jugement sur ces deux grands intellectuels.

mercredi 14 février 2018

Alessandro Bresolin: Albert Camus: l'union des différences

Je commence la lecture d'un livre d'Alessandro Bresolin publié aux Editions Fédéralistes et intitulé : "Albert Camus:l'union des différences". J'ai commencé par la préface d’Agnès Spiquel, grande spécialiste de Camus dont je voudrai vous donner un extrait. On sait que Camus aurait souhaité pour l'Algérie une troisième voie et , notamment il a soutenu un projet fédéraliste. Voici ce qu'écrit Agnès Spiquel:
"On sourira et on criera à l'utopie comme, dans les années 1950 ,on a crié à l'aveuglement devant les tentatives courageuses des Libéraux qui, avec Camus, ont tenté de promouvoir une Algérie libérée de la colonisation mais plurielle et conservant un lien avec la France dans le respect et "l'union des différences". La troisième voie, qu'ils ont tenté de frayer entre les solutions de plus en plus extrêmes auxquelles recouraient les nationalistes et les colonialistes, n'était pas celle d'un juste milieu confortable pour la conscience-mais bien un choix résolu pour la liberté et pour la justice.LEUR ÉCHEC HISTORIQUE N’INVALIDE PAS LEURS CONVICTIONS POLITIQUES."
Pour le reste l'ouvrage contient une première partie consacrée à la question algérienne et à la position de Camus dans cette période cruciale qui va des années 30 à la fin de la guerre en 1945. Cette partie est une analyse très complète de la position ,notamment des algériens dont la plupart des partis ne souhaitaient pas , à l'époque, se séparer de la France mais voulaient une égalité de traitement.On suit l'activité importante de Camus à cette époque d'abord dans le cadre de son adhésion au parti communiste puis lorsqu'il en fut exclu. C'est l'époque où il se met au théâtre qu'il pense être un excellent moyen d'éducation populaire. 
Un passage de cet ouvrage est également très intéressant lorsqu'il montre que les partis musulmans en Algérie ne se sont pas laissé prendre par les sirènes du régime de Vichy qui pensait les attirer à lui et a sa politique par son antisémitisme et par l'abolition du décret Cremieux. (p.84 et s) Ces partis furent loyaux à la France et à ses valeurs et cela explique leur profonde déception après la guerre. 
L'auteur s'attache ensuite a montrer l'attachement que Camus avait pour l'Espagne dont il aimait les paysages, le caractère des espagnols qui ressemblait a ce qu'il était et son attitude politique à l'égard de la guerre civile. Il lutta toute sa vie contre le franquisme et eut honte de l'attitude de la France et de l'Europe face à Franco.
J'ai beaucoup apprécié ,aussi, la partie consacrée aux relations de Camus avec l'Italie et, notamment cette analyse de la réception du fascisme si différente dans un pays comme l'Allemagne et en Italie , ce qui confirme à Camus l'idée que dans les pays méditerranéens "la doctrine recule devant le pays" (p.114)
Et enfin l'auteur et c'est l'objet de son étude étudie les conceptions fédéralistes de Camus qui ont échoué, notamment en Algérie, entraînant le pays vers un nationalisme étroit et borné.
Au détour de cette étude on rencontre le poète Jean Senac (si injuste à l'égard de Camus ) et Assia Djebar qui, évoquant son appel pour une trêve civile écrit ceci;" Il est possible que ne se représente personne, dans le sillage de l'émouvant Camus de janvier 1956, qu'on ne trouve personne aujourd'hui, capable de prononcer, au milieu de l’arène, des mots semblables, d'une puissance qu'on espère supporter pour une dernière fois."
Et le livre contient aussi, à la fin, un entretien avec Catherine Camus devenu la gestionnaire de l'oeuvre de son père et qui parle notamment du projet de faire entrer Camus au Panthéon.
Au total un livre plein d'enseignements, riche d'analyse de l'oeuvre et des conceptions politiques de Camus. 

vendredi 2 février 2018

Ma chaîne Youtube

Je signale que je viens de créer une chaîne Youtube sur la quelle je poste des vidéos et qui sont donc accessibles en tapant dans le moteur de recherche de Youtube  jpryf.
Je consacre cette série de vidéos sur Youtube a mes coups de coeur littéraires, é des critiques de livres, à des lectures de textes d'auteurs etc....
Après la présentation de ma chaîne un jeune lycéen a laissé un message et parce que j'avais évoqué Albert Camus m' a écrit : "Tant mieux parce que nous allons l'avoir au programme!" A la suite de ce message j'ai décidé de poster des vidéos sur la biographie et l'oeuvre de Camus et j'ai commencé, ce matin par son enfance et sa formation. Je continuerai pour exposer  toute sa vie et pour , ensuite parler des oeuvres.
Ainsi avec ma page Facebook  Les amis d'Albert Camus et ces vidéos sur Youtube je vais faire oeuvre pédagogique et inciter les jeunes et les moins jeunes à lire cet auteur déjà très connu.

mardi 30 janvier 2018

Magda de Mazarine Pingeot

Mazarine Pingeot vient de publier chez Julliard un nouveau roman :"Magda"inspiré, semble t-il, de cette affaire qui a défrayé la chronique d'un groupe de jeunes soupçonnés de terrorisme et, notamment d'avoir tenté de saboter des voies de chemin de fer.( L'affaire de Tarnac) L'auteur met en scène à la fois celle qui est poursuivi avec son compagnon , Alice et les parents de celle-ci,Magda et Guillaume.
C'est l'occasion pour l'auteur de nous plonger dans le monde à part de  ceux qui refusent notre temps et nos façons de vivre, qui se replient dans des groupes assez fermés qui veulent expérimenter une nouvelle forme de vie, de consommation , de rapport aux autres et au pouvoir sous quelque forme qu'il soit. Cela pourrait être au Larzac et dans la Zad de Nantes mais là dans la campagne de Lozère.
Le roman débute lorsque Alice,son compagnon et ceux de son petit groupe sont arrêtés pour actes de terrorisme. La mère Magda l'apprend en regardant la télévision et sa vie s'en trouve tout à coup bouleversée.
Magda et Guillaume , eux-même, ont choisi une vie à l'écart dans un petit village des Pyrénées.Ce sont des réfractaires à notre vie moderne et ils sont nourris de lecture philosophiques et politiques, mais ils sont dans la réflexion et non dans l'action. On s'attache à leur vie dans ce petit village avec un fils handicapé et leur petite fille Rosa qu'ils recueillent  quand  Alice est mise en prison.
Ce qui arrive à Alice , l'instruction de l'affaire , les visites en prison vont les contraindre a réfléchir sur l'éducation qu'ils ont donné à leur fille. Quel est leur part de responsabilité? Doivent-ils remettre en question leur mode de vie et de pensée? Ne se sont-ils pas laissés "envoûtés" par des discours idéologiques? Il y a sur ce point une scène intéressante et significative entre Magda et un représentant de ces "idéologies" dont elle comprend le vide (p.192) et qui dénote comme elle le dit que "l'humour circule difficilement" dans ce genre de groupe! (p 53) C'est Magda qui donne son titre au roman et c'est justifié car elle est le personnage central, celui dont essaye de comprendre la psychologie te les comportements , bien plus qu'Alice, Guillaume ou Rosa.
Et il y a, ensuite, dans ce roman uns sorte de coup de théâtre que l'on pressentait tout au long du livre mais qui est bien amené et qui donne lieu à un chapitre passionnant dont je ne dirai , évidement rien, car c'est un des charmes de ce roman que de nous y amener, et , aussi , vers une fin émouvante et dure. Voilà une vidéo dans laquelle Mazarine Pingeot parle de son roman.

lundi 29 janvier 2018

François Sureau: Le chemin des morts

Voilà un tout petit livre ( 64 pages) paru chez Gallimard: "Le chemin des morts" et que je viens de lire, debout, dans ma librairie habituelle. Je ne l'ai pas acheté car je savais que je ne le lirai sans doute plus. Je voulais rester sur la réflexion et surtout sur l'émotion que sa lecture rapide m'avait donné. C'est un livre qui devrait être lu par tous les juges et tous les avocats qui tiennent, un jour, le destin d'un homme entre leurs mains.
L'auteur raconte  un épisode de sa vie de juge. Il est tout jeune et vient d'être nommé auditeur au Conseil d'Etat et il est très fier de ce métier qui le rapproche des plus grands juristes. Dans la Commission des recours dont il fait partie est examiné le sort d'un militant basque dont l'Espagne demande le retour et qui s'y oppose soutenant que sa vie serait en danger.
L'auteur nous raconte le délibéré de cette affaire les raisons des uns et des autres. Le Conseil d'Etat peut-il méconnaître que l'Espagne,libéré de Franco est une démocratie et un état de droit? Certains montrent bien, pourtant, que les anciennes milices, polices plus ou moins secrètes sont encore agissantes.
La Commission rejettera le recours du militant et François Sureau apprendra ,plus tard, au hasard de la lecture d'un journal l'assassinat du militant et il nous dit son émotion, sa hantise,ses pensées , son pèlerinage sur la tombe de ce militant.Comme il l'écrit il a oublié le visage de beaucoup de morts mais pas celui-ci et il a cette formule que je ne cite qu'à peu prés : "La faute renforce la mémoire" surtout quand la faute (d'ailleurs collective) est commise par un homme juste. Voyez dans cette video comme il en parle remarquablement.Et je partage cette idée que le droit n'est pas tout. Les romains le disaient déjà "summum jus summa injuria" (voir pour une analyse poussée de cette expression par J. Carbonnier. Voir aussi sur Babelio toutes les critiques des lecteurs qui tous ont adiré ce texte