lundi 16 janvier 2017

Resolution

C'est le titre du nouvel ouvrage de F. Bayrou qui va paraître incessamment. Je ne l'ai donc pas encore lu mais le titre m'inspire un certain nombre de réflexions. De toute évidence il veut être le pendant, l'opposé du titre choisi par Emmanuel Macron : "Révolution" mais c'est , en définitive un mot un peu ambigu.
Dans son sens le plus courant , résolution nous dit :

Acte par lequel, après réflexion, on décide volontairement d'accomplir quelque chose : Prendre la résolution de ne plus boire.

Attitude, disposition d'esprit, qualité de quelqu'un qui ne se laisse pas détourner de ses entreprises : Montrer une résolution à toute épreuve.
Et dans cette acception F. Bayrou veut nous dire qu'il est tout a fait résolu mais résolu à quoi? La résolution en elle même n'a pas de qualité particulière. On peut être résolu a toutes sortes de combats ou même à la défaite!
Ce qui est également suggéré par le verbe se résoudre à qui, dans une de ses acceptions signifie se résigner à.
A quoi F. Bayrou se résigne t il?
Autrement dit le titre ne nous dit rien de précis et il faudra donc attendre de lire le livre.
Ceci dit le titre du livre d'Emmanuel Macron est également source de controverses. Le mot révolution a été mis a beaucoup de sauces et parfois pas des meilleures. Là encore "révolution" pourquoi pas mais pourquoi faire? Et quand on parle de révolution ne rêve t on pas un peu trop?
Ce sont des mots "valises" où l'on peut mettre a peu prés n'importe quoi. Il y a aussi le fameux mot "réforme". Il faut reformer! Là encore pourquoi pas mais pour faire quoi? Les initiés, ceux qui suivent attentivement les débats politiques voient a peu prés ce que les uns et les autres ont derrière la tête quand ils parlent de réforme et le mot leur permet de rester suffisamment dans le flou et l’ambiguïté, ce que les hommes politiques aiment par dessus tout et qui les différencie des hommes d'Etat qui eux  savent où ils veulent aller et le disent clairement..

jeudi 12 janvier 2017

Un peu de politique !

Il y a bien longtemps que je n'ai pas rédigé une entrée consacrée à la politique. Sans doute parce qu’elle était bien décevante partout sr l'échiquier politique. Or l'élection présidentielle qui se profile redonne à la politique un intérêt majeur car cette élection va probablement entraîner une recomposition complété de l'offre politique. Nous sommes déjà débarrassé de Sarkozy dont j'avais écrit ,ici même, qu'il avait été un des plus mauvais président de la 5° République,conviction qui ne m'a pas quitté un instant. Mais c'est le passé!
Aujourd'hui va se jouer le sort du parti socialiste et celui de François Bayrou et leur sort , à tous deux, n'est pas des plus brillant.
La primaire socialiste est un théâtre sans lien  avec la réalité et le seul qui avait un discours original et qui volait, en son temps, clarifié les choses nous vante désormais la fameuse "union des gauches"!
C'est dérisoire et pathétique! Les deux gauches qu'il avait raison de déclarer irréconciliable, voilà que tout à coup Vals pense qu'il pourra les réconcilier! Pathétique disais je et , cette fois , les électeurs ne s'y laisseront pas prendre: certains iront vers la gauche "révolutionnaire" celle qui fait rêver mais qui, au pouvoir, est contrainte de reculer et la gauche réaliste qui se contente d'un petit progrès mais qui, seule, ne peut absolument rien.
J'aime les choses claires et nettes et je préférerai que le choix soit clair entre une gauche sociale libérale et une gauche "révolutionnaire" et plus étatiste. Mais il semble que les hommes politiques n'aiment pas beaucoup la clarté et préfèrent l'entre deux.
Quant à François Bayrou il me semble aujourd'hui dans la seringue! Il est face à un dilemme majeur en raison de l'apparition de Macron, qui lui a pris sa place.
Que peut il faire? Il a tenté et , peut être, tente t il encore, de se rapprocher de Fillon (qui est une droite dure pas loin de l'extrême droite) en essayant de lui faire assouplir son programme contre des députés. J'appelle cela de la petite politique car il est absolument clair que Bayrou même s'il réussi n'influencera qu' à la marge le programme de Fillon et ce n'est même pas sûr. Or son positionnement, tout ce qu'il a dit depuis des années et encore récemment sur la nécessité d'une justice sociale le rapproche fortement de Macron.
Pour rejeter cette alliance, que certains au Modem réclament, Bayrou nous dit qu'il faut une alternance! Mais cette argumentation est absolument contraire a tout ce qu'il a soutenu depuis des années sur le système droite-gauche! Pense t il vraiment que Macron n'est pas une alternance? Alors que si Macron est élu il fait voler en éclat l'opposition socialiste/Républicains dont on a vu les résultats depuis plus de trente ans!
Il a donc le choix entre de petits arrangements politiciens (et adieu son image) et une position forte de véritable homme d'Etat en choisissant Macron.
Vous voyez que cette élection nous réserve des surprises et qu'elle est fondamentale pour régénérer un peu la vie politique.

lundi 2 janvier 2017

Anis Barnat

Il y a quelques jours j'ai appris ce que faisait actuellement le fils d'un ami, Anis Barnat. Je m'étais rendu compte,  cet été, grâce à Facebook qu'il était très souvent en Grèce dans l'île de Lesbos et j'apprends qu'il met en place dans ce pays, à l'intention des réfugiés et surtout des enfants réfugiés une une organisation (sistema) née au Venezuela et dont un des responsables actuels est le grand chef d'Orchestre Gustavo Dudamel.
Cette organisation c'est Sistema qui est une association qui s'occupe au Venezuela des enfants très défavorisés et qui veut les éduquer, les élever leur permettre de se développer par la musique. J'avais , en son temps vu un reportage qui montrait les réussites éclatantes de ce programme. Anis qui s'est occupé lorsqu'il travaillait a Radio France de chorales dans les banlieues est l'homme qu'il convient pour ce beau programme en Grèce ou les enfants réfugiés sont dans le malheur ,l’inactivité et l'absence de perspectives.
Voilà une video dans laquelle il s'exprime sur ces projets.
Cette activité est,je le pense, à la fois très profitables à ces enfants et très gratifiante pour Anis car il fait quelque chose de concret pour essayer de sortir ces enfants de cette misère due à la guerre et à la folie des hommes. Je pense qu'il peut être tés fier .
Hier j'ai repensé à tout cela en écoutant le concert du nouvel an à Vienne qui était dirigé par ce jeune chef  mondialement connu Gustavo Dudamel.
Je pense qu'Anis aura beaucoup de choses a dire et , éventuellement à écrire après cette expérience.

Anton Tchekhov

Je viens de m'acheter dans la collection La Pléiade les œuvres d'Anton Tchekhov et je vais en commencer la lecture. Cette envie m'est venu en relisant un petit livre de ma bibliothèque : "Regardez la neige qui tombe" de Roger Grenier. Ce petit livre est une analyse toute en nuance e en finesse de la vie et de l'oeuvre de l'écrivain russe.
Il faut rappeler que Tchekhov est né dans la famille d'un petit épicier dans une petite ville , assez ingrate, de la >Russie et que sa famille a toujours couru après l’argent.Il a même eu du mal a poursuivre ses études et ,pourtant, il deviendra médecin et vouera sa vie à a médecine.
A côté de cette activité médicale très prenante il écrira tout au long de sa vie de petits récits, de petites nouvelles à paraître dans les journaux. Il écrira aussi et il est très connu pour cela des pièces de théâtre et l'on joue encore , de nos jours Tchekhov dans le monde entier.
Il faut dire qu'il est à l'origine d'une nouvelle forme théâtrale  pour son époque: des pièces où il  y a peu d’action, il ne se passe presque rien.
Le décor est toujours le même : une vielle maison russe, un peu délabrée,avec une terrasse sir le devant donnant sur un parc, là autour d'une table et de quelques fauteuils de salon des personnages ( qui se ressemblent beaucoup d'une pièce à l'autre) discutent du temps qui passe, des rêves qui ont été les leurs, de leurs échecs. Ces personnages sont tous ,souvent, en fin de vie et il flotte sur l'ensemble de la pièce un parfum des temps anciens.
Je viens de terminer la lecture de deux pièces: La Mouette et Oncle Vania et j'ai beaucoup aimé. J'ai , aussi , mesuré ce que ces textes avaient de difficile pour les acteurs. Comment retenir tous ces discours, ces réflexions qui vont et viennent qui suivent les pensées des personnages. J'aurai personnellement beaucoup de mal a retenir tout cela. Mais à la fin de la lecture on aime ces personnages nostalgiques, désabusés et ses vies ,un peu ratées qui s'en vont vers la mort.

vendredi 23 décembre 2016

Le Baron Erlanger et son palais

Une amie vient de m'offrir un beau livre consacré au Baron Rodolphe d'Erlanger et son palais "Ennajma Ezzahra" à Sidi Bou Saïd. Ce livre de Ali Louati a été publié en 2008 aux éditions Simpact.
Le livre contient à la fois un texte complet sur la vie et l'oeuvre du Baron Erlanger, sur son installation et son amour pour le village, très connu, de Sidi Bou Saïd mais aussi de nombreuses illustrations qui en rendent sa lecture très agréable.
Le Baron Rodolphe d'Erlanger d'origine britannique est issu d'une grande famille de banquier et il a fait la connaissance de la Tunisie parce que son père lui avait donné deux grands domaines agricoles et des immeubles de rapport à Tunis et qu'il y allait, au début, pour gérer ce patrimoine. Ayant découvert Sidi Bou Saïd il s'est pris de passion pour ce village qui domine le golf de Tunis et a souhaité s'y installer.
Il faut dire aussi que Rodolphe d'Erlanger a eu, tout jeune ,une vocation d'artiste peintre et qu'il a fait des études en ce sens.
Il est devenu un peintre orientaliste et l'on peut voir dans ce livre de nombreux tableaux de lui peints à Tunis , à Sidi Bou Saïd et dans toute la Tunisie et qui sont d'excellente facture.
Mais la peinture ne fut pas sa seule occupation. Il se consacrera aussi à la construction de son magnifique Palais "Ennajma Ezzahra" à Sidi Bou Saïd qu'il voudra parfaitement intégré a ce village et conforme à l'architecture arabo-andalouse. La Palais que j'ai visité plusieurs fois est une véritable réussite.
Il va , aussi, se consacrer à l'étude de la musique arabe et en deviendra un des spécialistes incontesté au point de rédiger une somme en six volumes à partir de 1930 et parus chez l'éditeur Paul Geuthner à Paris. Il était a ce point connu dans ce domaine que le Roi Fouad 1° d'Egypte lui demanda de présider le Congrès de la musique Arabe au Caire en 1932, ce qu'il ne put faire en raison de la maladie.
Son Palais cédé à l'Etat Tunisien contient un musée des instruments anciens de la musique arabe et africaine.
Le Baron d'Erlanger décède en octobre 1932, il est inhumé dans un petit mausolée dans son jardin de Sidi Bou Saïd mais ses cendres seront transférées à Montreux en Suisse en 1987 par sa famille.
Ce beau livre vient compbler un blanc car il n'existait pas ou peu de livres sur cette aventure artistique et humaine intéréssante.

lundi 19 décembre 2016

Les videos Facebook

Décidément Facebook est un bel outil! Certes il permet des dérives mais il est aussi un excellent moyen de diffuser de la culture, de l'information et de permettre a beaucoup d'apprendre. J'ai découvert il y a quelques temps une fonctionnalité qui m’intéresse: la possibilité de créer soi-même de petite vidéos. J'ai commencé par 6 ou 7 petites causeries sur Albert Camus  et son oeuvre dans ma page :"Les mais de Camus" et je recommence,à partir d'aujourd'hui, une lecture de quelques poèmes des Contemplations de Victor Hugo. J'avais fait en son temps une lecture de ces poèmes qui m'émeuvent toujours et je reprends tout cela grâce a ces petites vidéos.
J'ai toujours aimé la lecture a haute voix et c'est une occasion de faire partager une oeuvre de ce poète que j'admire. Je n'ai jamais bien compris la phrase de Gide à qui l'on demandait qui était , selon lui , le plus grand poète français et qui répondit  : "Victor Hugo, hélas."

mercredi 14 décembre 2016

Benoït Duteurtre: Ballets roses

Un ami vient de m'offrir ce livre que  je n'aurai peut être pas acheté moi-même:"Ballets roses" de Benoït Duteurtre qui retrace une affaire qui , en son temps, pas si éloigné, a fait grand bruit puisqu'y était mêlé le sexe et la politique.
Benoît Duteurtrre nous plonge dans la grande et la petite histoire puisque nous assistons, sous a plume, à la fin de la quatrième République et à un scandale qui mit en cause à l'époque une personnalité importante et bien oubliée: André Le Troquer Président de l'Assemblée Nationale.
Tout cela est conté avec légèreté par l'auteur, petit fils du dernier Président de la quatrième République René Coty.
L'auteur essaye de rester juste envers le principal accusé et le livre montre bien l'ambivalence du personnage, à la fois politique respectable qui a montré quelques fois beaucoup de courage (au procès de Léon Blum dont il est l'avocat par exemple) et ses petites compromissions avec la morale en favorisant ses proches , abusant des facilités du pouvoir et en laissant libre cours à ses désirs pas toujours respectables.
L'auteur a également des pages intéressantes sur la plongée dans les archives et sur cette envie de retrouver et de reconstituer le passé qui me touchent car j'ai connu les mêmes sentiments lors des recherches effectuées pour mon premier livre:Algérie, Algérie que me veux-tu?
Une assez agréable façon de se replonger dans une histoire récente par les deux bouts de la lorgnette.