dimanche 21 juin 2009

Takrouna: Deux femmes de gôut

J’ai visité, une nouvelle fois, Takrouna, un village perché comme un nid d’aigle, dominant une large plaine jusqu’à la mer. On aperçoit au loin vers la mer le nouvel aéroport d’Enfidha qui se termine à la fin de l’année et qui servira à désengorger Tunis Carthage. Je ne me lasse pas de ce paysage superbe et j’y conduis mes amis de passage pour y assister au coucher du soleil.

Mais à Takrouna, en dehors de cette vue superbe, j’ai plaisir à rencontrer Madame Gmach-Bellagha qui tient le Rocher Bleu, café, boutique de bijoux, qu’elle fabrique elle-même et petit musée de la vie locale. Elle est l’âme de Takrouna et s’efforce, avec une grande énergie de sauver ce village pittoresque de la destruction et de l’oubli.

Il est très dommage que ce lieu ne soit pas assez connu des touristes qui, j’en suis sûr, ne regretteraient pas le déplacement. Une difficulté supplémentaire vient de surgir. La petite mosquée du XIII° siècle, située presque au sommet du village menace de s’écrouler et, pour la protéger, les autorités ont installé des barrières qui empêchent les voitures d’accéder au sommet avant 17 heures. J’espère que les autorités compétentes restaureront rapidement cette petite mosquée et rendront vite à ce site sa liberté d’accès.
Voici le site de Madame Gmach : http://takrouna.blogs-de-voyage.fr/

Une française, originaire des Landes, vient d’ouvrir dans une maison restaurée avec goût, un magasin où elle vend de très beaux produits de l’artisanat tunisien et notamment des tissus et des tapis. Ce magasin « Différent » mérite la visite.

Enfin, chaque fois que je me rends à Takrouna, à une trentaine de kilomètres d’Hammamet, je m’arrête, à l’aller ou au retour, au cimetière français, situé un peu avant le village. Dans ce cimetière, géré par l’ambassade de France, se trouvent 235 corps de soldats, chrétiens, musulmans et juifs, victimes de la campane de Tunisie en 1943.

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