Le Nouvel Oservateur donne chaque semaine la traduction d'un article tiré de la presse américaine. Voici le texte d'un article paru dans newsveck qui correspond en tout point àce que je pense.
Si elle désire vraiment résoudre le conflit arabo-israélien, la nouvelle administration américaine devra adopter une position dure avec Israël.Cet article a été publié dans le magazine Newsweek daté du 12 janvier.
Les Juifs passent leur temps à se faire du souci, comme les y incite une histoire marquée par les tragédies. Ils ne manqueront pas dans les prochaines années de raisons de se faire du tracas, et notamment sur la question d’Israël. Les opérations en cours à Gaza ne devraient pas faire beaucoup pour les soulager de leurs angoisses, ni pour assurer la sécurité d’Israël sur le long terme. Les tirs de roquettes de plus en plus précis et meurtriers du Hamas et du Hezbollah ou la probabilité que l’Iran se dote de l’arme nucléaire, sont des sujets particulièrement angoissants. Autre motif de se faire du souci : une administration Obama déterminée à restaurer l’image et la crédibilité de l’Amérique et d’arriver à un accord de paix dans le Moyen Orient.Qu’on ne s’y trompe pas. Barack Obama — comme tous les présidents qui l’ont précédé — sera garant de la relation privilégiée entre les Etats-Unis et Israël. Mais les jours des liens exclusifs avec Israël sont peut-être comptés. En dépit des propos rassurants tenus au cours de la campagne, la nouvelle administration va devoir adopter une position dure, bien plus que Bill Clinton ou George W. Bush, si elle désire réellement résoudre le conflit arabo-israélien.Pour être viable, un accord de paix — que ce soit avec la Syrie ou les Palestiniens — doit se fonder non sur ce que peuvent tolérer les différents acteurs de la vie politique en Israël, mais sur les exigences des deux bords. Apparemment plus fort et déterminé que ses prédécesseurs, le nouveau président semble moins susceptible d’être envoûté par l’un ou l’autre des principaux candidats israéliens au poste de premier ministre — le ministre centriste des affaires étrangères Tzipi Livni, ou le membre du Likoud Benjamin Netanyahu. De fait, si c’est ce dernier qui l’emporte, le président risque (à l’instar de Bill Clinton) de se retrouver à fulminer en privé devant les coups de force de Netanyahu. À la différence de Clinton, si Israël vient à franchir les limites, il se devra au nom de l’intérêt national américain de rendre public son mécontentement.L’enjeu ici est d’arriver à un équilibre dans la relation entre les Etats-Unis et Israël. Cette relation privilégiée, basée sur des valeurs partagées et un engagement de l’Amérique pour la sécurité et le bien être d’Israël vieux de 60 ans, est solide comme le roc. Mais en seize ans, de privilégiés ces liens sont devenus exclusifs, au point de menacer les intérêts nationaux des Etats-Unis, et ceux d’Israël.Si Obama est déterminé à obtenir la paix, il va devoir rééquilibrer cette relation. Premièrement, quelles que soient les transgressions commises par les Palestiniens (et elles sont nombreuses : actes terroristes, violence et incitation à la violence) il devra également se préoccuper du comportement d’Israël sur le terrain. La crise de Gaza est un parfait exemple. Israël a toutes les raisons de se défendre contre le Hamas. Mais est-il raisonnable pour l’Amérique de soutenir une politique dont l’objet et de punir le Hamas en rendant la vie insupportable à 1,5 million de Gazaouïtes, en leur refusant toute aide et possibilité de développement économique. La réponse est non.Reste ensuite la question des implantations. En 25 ans passés à travailler sur cette question pour six secrétaires d’état (ministres des affaires étrangères ndt), je ne me souviens pas avoir eu une discussion sérieuse avec un premier ministre israélien sur les dommages causés au processus de paix par la politique d’implantation — confiscation des terres, fermeture des routes et démolitions de maisons. Cette responsabilité doit être mise en évidence. Et ceci ne peut venir que du président.Obama doit également faire savoir que les Etats-Unis ne participeront pas à l’élaboration d’un processus de paix si l’une ou l’autre des parties sabote en connaissance de cause les chances d’un accord que tentent de négocier les Etats-Unis. Mieux vaut pas d’accord de paix qu’un accord malhonnête, et qui entache la crédibilité des Etats-Unis.Ensuite, Obama doit pour jouer le rôle de médiateur préserver son indépendance et ses marges de négociation. À savoir, ne pas faire valider ses propositions par Israël avant de les présenter à l’autre partie, pratique que nous avons scrupuleusement observée tout au long des années Clinton et Bush. L’Amérique ne doit pas non plus systématiquement adhérer aux propositions avancées par un premier ministre israélien. Notre empressement à suivre Ehud Barak et sa stratégie du "ça passe ou ça casse" au sommet de Camp David s’est révélé très coûteux, alors qu’une approche plus critique aurait pu aider à éviter la catastrophe qui s’en est ensuivie. Collaborer avec Israël sur les sujets concernant sa sécurité est une chose. Offrir à Israël un droit de veto sur les positions et les tactiques de négociation des Etats-Unis en est une autre, et notamment quand il s’agit d’aplanir les obstacles séparant les deux parties.Si le nouveau président recadre sa façon de penser au sujet d’Israël, et envisage d’adopter une position toute aussi ferme avec les Arabes, les prochaines années s’annoncent aussi intéressantes que productives. Je l’espère, car l’intérêt national le demande. La médiation américaine sera incroyablement douloureuse pour les Arabes les Israéliens et les Américains. Bien conduite, avec fermeté et équité, elle pourrait aboutir à la première opportunité de conclure la paix depuis de nombreuses annéesPar Aaron David MillerTraduction de David Korn
Ce blog est consacré à mes coups de coeur dans l'actualité, dans la littérature et dans mes voyages
jeudi 8 janvier 2009
mercredi 7 janvier 2009
Les Anniversaires 2009
Voici, ci-dessous le site Herodote, un site d'histoire qui nous fournit tous les évènements qui pourront être célébrés en 2009. Intéressant à parcourir. J'y relève trois faits qui évoquent quelque chose pour moi:
le 24 juin 1859 :la bataille de Solferino que j'ai étudiée en vue de ma conférence sur Henry Dunant
Le 16 septembre 1959 proclamation par De Gaulle du " droit des Algériens à l 'autodétermination
Le 2 décembre 1859 pendaison en Virginie de John Brown, américain blanc de 59 ans coupable d'avoir tué plusieurs militants esclavagistes et d'avoir tenté de soulever des esclaves noirs. Victor Hugo avait agi pour tenter de lui éviter la peine de mort.
http://www.herodote.net/commemoration2009_Liberation.php
le 24 juin 1859 :la bataille de Solferino que j'ai étudiée en vue de ma conférence sur Henry Dunant
Le 16 septembre 1959 proclamation par De Gaulle du " droit des Algériens à l 'autodétermination
Le 2 décembre 1859 pendaison en Virginie de John Brown, américain blanc de 59 ans coupable d'avoir tué plusieurs militants esclavagistes et d'avoir tenté de soulever des esclaves noirs. Victor Hugo avait agi pour tenter de lui éviter la peine de mort.
http://www.herodote.net/commemoration2009_Liberation.php
mardi 6 janvier 2009
Que me veux-tu? Etude d'une expression
Le hasard m'a conduit à une étude d'un historien d'une expression que j'utilise assez souvent et j'ai eu le plaisir de me trouver citer....
Voici ce texte:
Que me veux-tu ?
Une allusion historique présentée par Jean-Claude Bologne
Si vous dites "Que me veux-tu ?" lorsque vous êtes agacé, vous utilisez une allusion historique. Découvrez son histoire, celle de Fontenelle qui l’aurait utilisée contre une sonate ou même celle de Jésus qui l’aurait répliquée à sa mère, tandis qu’on la retrouve aussi chez Hugo et Verlaine
Voilà une manière très simple de manifester son agacement, et personne n’irait chercher derrière cette expression un peu cavalière une allusion historique. Mais notre attention est attirée par la fréquence des contextes musicaux dans lesquels on la trouve. « Post-modernité, que me veux-tu ? » s’emporte le compositeur John Bréa dans une conférence. « Tango, que me veux-tu ? » renchérit le compositeur Astor Piazzolla (bandonéoniste argentin)...
Dans l’Encyclopédie...
Bernard Le Bouyer de Fontenelle (1657-1757), par Louis Galloche
Elle fait alors directement référence à un mouvement d’humeur du philosophe Fontenelle, mort quasi centenaire en 1757. C’est Jean-Jacques Rousseau qui rapporte l’anecdote en 1765 dans un article de l’Encyclopédie. « Excédé par cette symphonie éternelle », prétend-il, le vieil académicien s’était exclamé au milieu d’un concert, « dans un transport d’impatience » : Sonate, que me veux-tu ? »
La sonate est alors en vogue dans la musique française, et lorsque le jeune Jean-Jacques, qui fut un musicien suisse avant d’être un philosophe français, arrive à Paris, il est lui-même excédé par cette mode tout juste due, selon lui, au manque de musicalité de notre langue. Les Italiens ont inventé l’opéra, mais les Français, pour en imiter l’harmonie, auraient dû préférer l’accord des instruments à celui des voix. « J’ose prédire qu’une mode si peu naturelle ne durera pas », affirme-t-il avec la même conviction que madame de Sévigné prétendant que Racine passerait comme le café. L’immense succès de la musique instrumentale, en général, et de la sonate en particulier suffirait à inscrire Rousseau dans la longue liste des devins de village mal inspirés qui, quant à eux, ne sont pas passés de mode.
Et dans l’Evangile
De la part d’un homme aussi cultivé que Fontenelle, il s’agissait sans doute d’une allusion biblique : « Femme, que me veux-tu ? » disait le Christ à sa mère aux noces de Cana, l’obligeant à faire un miracle alors que, disait-il, son heure n’était pas encore venue.
Mais l’expression de Fontenelle est soudain sur toutes les lèvres. On la retrouve, par exemple, dans un chapitre des Misérables où le vieux Gillenormand grommelle contre les canons parqués dans la cour du Louvre : « Des canons dans la cour du Muséum ! pourquoi faire ? Canon, que me veux-tu ? Vous voulez donc mitrailler l’Apollon du Belvédère ? » Et c’est sans doute par allusion à Fontenelle que Verlaine commence un de ses poèmes saturniens par cette exclamation : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? l’automne / faisait voler la grive à travers l’air atone... ». Le succès de ce poème (« Nevermore ») fait qu’aujourd’hui, on se réfère à Verlaine plus qu’à Fontenelle, surtout lorsque le premier mot est répété : « Algérie, Algérie, que me veux-tu », l’écrit Jean-Pierre Ryf dans le titre de l’un de ses ouvrages.
Ainsi, l’allusion biblique, devenue historique, est-elle désormais une allusion littéraire !
En savoir plus :
Bernard le Bouyer de Fontenelle, immortel de l’Académie des sciences
Jean-Claude Bologne
Jean-Claude Bologne est historien, essayiste et romancier.
Jean-Claude Bologne, Qui m’aime me suive, dictionnaire commenté des allusions historiques, éditions Larousse, 2007
Et pour compléter tout cela voici le poème de Verlaine:
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?
L'automneFaisait voler la grive à travers l'air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
"Quel fut ton plus beau jour ?" fit sa voix d'or vivant,
Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.
- Ah ! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées !
Et qu'il bruit avec un murmure charmant
Le premier "oui" qui sort de lèvres bien-aimées !
Voici ce texte:
Que me veux-tu ?
Une allusion historique présentée par Jean-Claude Bologne
Si vous dites "Que me veux-tu ?" lorsque vous êtes agacé, vous utilisez une allusion historique. Découvrez son histoire, celle de Fontenelle qui l’aurait utilisée contre une sonate ou même celle de Jésus qui l’aurait répliquée à sa mère, tandis qu’on la retrouve aussi chez Hugo et Verlaine
Voilà une manière très simple de manifester son agacement, et personne n’irait chercher derrière cette expression un peu cavalière une allusion historique. Mais notre attention est attirée par la fréquence des contextes musicaux dans lesquels on la trouve. « Post-modernité, que me veux-tu ? » s’emporte le compositeur John Bréa dans une conférence. « Tango, que me veux-tu ? » renchérit le compositeur Astor Piazzolla (bandonéoniste argentin)...
Dans l’Encyclopédie...
Bernard Le Bouyer de Fontenelle (1657-1757), par Louis Galloche
Elle fait alors directement référence à un mouvement d’humeur du philosophe Fontenelle, mort quasi centenaire en 1757. C’est Jean-Jacques Rousseau qui rapporte l’anecdote en 1765 dans un article de l’Encyclopédie. « Excédé par cette symphonie éternelle », prétend-il, le vieil académicien s’était exclamé au milieu d’un concert, « dans un transport d’impatience » : Sonate, que me veux-tu ? »
La sonate est alors en vogue dans la musique française, et lorsque le jeune Jean-Jacques, qui fut un musicien suisse avant d’être un philosophe français, arrive à Paris, il est lui-même excédé par cette mode tout juste due, selon lui, au manque de musicalité de notre langue. Les Italiens ont inventé l’opéra, mais les Français, pour en imiter l’harmonie, auraient dû préférer l’accord des instruments à celui des voix. « J’ose prédire qu’une mode si peu naturelle ne durera pas », affirme-t-il avec la même conviction que madame de Sévigné prétendant que Racine passerait comme le café. L’immense succès de la musique instrumentale, en général, et de la sonate en particulier suffirait à inscrire Rousseau dans la longue liste des devins de village mal inspirés qui, quant à eux, ne sont pas passés de mode.
Et dans l’Evangile
De la part d’un homme aussi cultivé que Fontenelle, il s’agissait sans doute d’une allusion biblique : « Femme, que me veux-tu ? » disait le Christ à sa mère aux noces de Cana, l’obligeant à faire un miracle alors que, disait-il, son heure n’était pas encore venue.
Mais l’expression de Fontenelle est soudain sur toutes les lèvres. On la retrouve, par exemple, dans un chapitre des Misérables où le vieux Gillenormand grommelle contre les canons parqués dans la cour du Louvre : « Des canons dans la cour du Muséum ! pourquoi faire ? Canon, que me veux-tu ? Vous voulez donc mitrailler l’Apollon du Belvédère ? » Et c’est sans doute par allusion à Fontenelle que Verlaine commence un de ses poèmes saturniens par cette exclamation : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? l’automne / faisait voler la grive à travers l’air atone... ». Le succès de ce poème (« Nevermore ») fait qu’aujourd’hui, on se réfère à Verlaine plus qu’à Fontenelle, surtout lorsque le premier mot est répété : « Algérie, Algérie, que me veux-tu », l’écrit Jean-Pierre Ryf dans le titre de l’un de ses ouvrages.
Ainsi, l’allusion biblique, devenue historique, est-elle désormais une allusion littéraire !
En savoir plus :
Bernard le Bouyer de Fontenelle, immortel de l’Académie des sciences
Jean-Claude Bologne
Jean-Claude Bologne est historien, essayiste et romancier.
Jean-Claude Bologne, Qui m’aime me suive, dictionnaire commenté des allusions historiques, éditions Larousse, 2007
Et pour compléter tout cela voici le poème de Verlaine:
Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?
L'automneFaisait voler la grive à travers l'air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.
Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
"Quel fut ton plus beau jour ?" fit sa voix d'or vivant,
Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.
- Ah ! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées !
Et qu'il bruit avec un murmure charmant
Le premier "oui" qui sort de lèvres bien-aimées !
Juge d'instruction et prison
Le Monde et Libération d'aujourd'hui m'apportent deux nouvelles intéressantes dans le domaine judiciaire. La première c'est que Sarkozy devrait annoncer demain lors de la rentrée de la Cour de Cassation une réforme importante: la suppression du Juge d'instruction. C'est une solution que je souhaitai, pour ma part, depuis très longtemps. Les enquêtes seront menées désormais par le Parquet mais les droits de la défense vont être augmentés et va être crée un juge de l'instruction qui sera un juge du siège chargé de contrôler l'enquête du Parquet. Voilà qui va dans le sens d'une séparation nette entre le Siège et le Parquet et c'est une bonne chose. Si cette information se confirme voilà que je vais devoir vanter les mérites de Sarkozy sur ce point.
La deuxième information est que la Cour de Cassation va se prononcer sur la responsabilité pénale des autorités en ce qui concerne les conditions de la détention dans les prisons françaises dont on sait quelles sont déplorables. Des détenus avaient déposés plainte contre les conditions inhumaines qui leurs étaient faites. La Cour de Nancy avait admis la recevabilité de ce genre de plainte et avait ouvert une instruction. La Cour de Rouen de son côté avait considéré qu'il n'était pas possible d'engager la responsabilité pénale de l'Etat. Devant cette contradiction la Cour de Cassation va trancher. Ce sera une décision très intéressante sur la quelle je reviendrai dés qu'elle sera connue.
La deuxième information est que la Cour de Cassation va se prononcer sur la responsabilité pénale des autorités en ce qui concerne les conditions de la détention dans les prisons françaises dont on sait quelles sont déplorables. Des détenus avaient déposés plainte contre les conditions inhumaines qui leurs étaient faites. La Cour de Nancy avait admis la recevabilité de ce genre de plainte et avait ouvert une instruction. La Cour de Rouen de son côté avait considéré qu'il n'était pas possible d'engager la responsabilité pénale de l'Etat. Devant cette contradiction la Cour de Cassation va trancher. Ce sera une décision très intéressante sur la quelle je reviendrai dés qu'elle sera connue.
lundi 5 janvier 2009
Le silence d'Obama
De nombreux observateurs attirent l'attention sur le silence d'Obama en ce qui concerne l'action d'Israel à Gaza. Il est vrai qu'il ne sera Président effectif que le 20 Janvier prochain, mais il est pourtant intervenu sur d'autres sujets et la gravité de la situation aurait dû le faire réagir. Ce silence est donc, pour moi, très inquiétant s'il signifie que les Etats-Unis sous sa responsabilité, continueront à soutenir systématiquement la politique israélienne, même lorsque celle -ci viole les résolutions internationales.
Si tel devait être le cas la déception serait à la mesure des espoirs que l'on a mis en lui et le terrorisme islamiste ne serait pas prêt de se terminer. J'éspère encore me tromper.
Si tel devait être le cas la déception serait à la mesure des espoirs que l'on a mis en lui et le terrorisme islamiste ne serait pas prêt de se terminer. J'éspère encore me tromper.
dimanche 4 janvier 2009
Giorgione
Je reviens sur "Les Mémoires de Giorgione" de Claude Chevreuil que je viens de terminer.Les mémoires de Giorgione sont un roman, à la manière des mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar et retracent donc la vie du peintre connu sous le nom de Giorgione. Cette vie se déroule essentiellement à Venise et dans la région de Venise et ce n’est pas le moindre intérêt de ce livre que de nous emmener dans la Venise de ce temps et de nous faire vivre dans cette ville magnifique, dans ces Palais sur le Grand canal dans le sillage des familles nobles de ce temps qui furent les mécènes de Giorgione, issu, lui d’une famille paysanne pauvre.
On croise les peintres Bellini, qui fut le premier maitre de Giorgione, Titien qui étudia avec lui, Dürer,Leonard de Vinci et d’autres encore. On voit se développer une carrière de peintre à cette époque et se former un grand artiste, le tout dans un style aisé, agréable à lire. Ce roman devrait intéresser tous les amateurs de peinture, d’art en général et bien sûr les amoureux de Venise.
On croise les peintres Bellini, qui fut le premier maitre de Giorgione, Titien qui étudia avec lui, Dürer,Leonard de Vinci et d’autres encore. On voit se développer une carrière de peintre à cette époque et se former un grand artiste, le tout dans un style aisé, agréable à lire. Ce roman devrait intéresser tous les amateurs de peinture, d’art en général et bien sûr les amoureux de Venise.
vendredi 2 janvier 2009
Israél: la faute
En ce début d'année, comment ne pas revenir vers le proche orient et cette opération que mène israel à Gaza. A n'en pas douter Israel va probablement l'emporter et détruire le peu qui existait dans ce territoire mais à quel prix?
D'abord en commettant d'indiscutables crimes de guerre et en violant les conventions internationales obtenues au fil du temps par l'humanité. Pauvre Henri Dunant! En tuant de très nombreux civils Israel commet des crimes de guerre. Cela n'est pas discutable.
En menant ces actions totalement disproportionnées aux attaques dont elle est victime, Israel va simplement augmenter encore la haine et le désespoir des palestiniens et rendre plus difficile une paix improbable. Mais , dans le fond, n'est-ce pas ce que cherche Israel? La paix ne pouvant signifier qu'un retour dans les frontières de 1967 que ce pays refuse depuis toujours faisant mine de négocier et développant en même temps colonies et mur de séparation qui empiètent sur le maigre territoire palestinien.
Je ne suis pas le seul à penser tout cela et je retrouve ce genre d'analyses chez quelques grands écrivains israéliens. Puisque que l'on est en début d'année on ne peut que souhaiter que la raison revienne et que Obama modifie radicalement la position des Etats-unis sur cette question et appuie de toutes ses forces et de tout son crédit pour une solution négociée.
Je cite ici une partie du très beau texte de Stephane Hessel ancien Ambassadeur de France dans Liberation de ce matin. Comment mieux dire?
Mais c’est Israël surtout qui me préoccupe. Il est incroyable d’entendre l’ambassadeur d’Israël en France dire, comme il l’a fait hier sur France Inter, que 500 000 Israéliens vivent sous la terreur depuis six ans. Que nous ayons laissé sans sanction internationale le gouvernement israélien ces cinq dernières années et encore tout récemment, constitue également un crime contre les droits de l’homme. En tant que porte-parole de la Déclaration universelle, je suis personnellement scandalisé par cette impunité. Si la communauté internationale doit intervenir en Israël c’est parce qu’elle est liée par les résolutions du Conseil de sécurité, et parce qu’on a promis à Annapolis. Or elle ne fait absolument pas face à ses obligations internationales.
Pourquoi est-elle quasi silencieuse ? Parce qu’elle est intimidée par Israël, elle redoute de se faire traiter d’antisémite, elle craint qu’on ne fasse pas toute sa place à ce peuple qui a été tellement martyrisé. Cela va à l’encontre même des valeurs du judaïsme qui sont des valeurs d’ouverture, de liberté et de réconciliation des religions : autant de mérites niés par le gouvernement israélien depuis la fin de la guerre des Six jours. La politique israélienne a combattu ceux qui militaient pour la paix (l’OLP, Oslo) et favorisé les partisans de la violence, plus crédibles, selon elle, à l’égard de la population. Si la communauté internationale n’intervient pas, on court à la catastrophe - déjà présente et meurtrière pour les Palestiniens - et à plus long terme pour Israël : car tant qu’Israël ne trouvera pas la voie vers deux Etats partenaires, il aura lui-même miné sa possibilité de survie dans le Proche-Orient.
Et il est faux de prétendre que le Hamas ne veut pas discuter. Comme l’a rappelé Marek Halter dans le Figaro d’hier, le Hamas a déjà clairement laissé entendre qu’à condition de s’en tenir à l’intérieur des frontières définies en 1967, il était prêt à reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël.
Il ne faut pas avoir peur de la multiplicité de ses indignations
Et lisez aussi la chronique de david Grosman, écrivain Israélien paru dans Liberation;
http://www.liberation.fr/monde/0101308677-stop-ne-tirez-plus
D'abord en commettant d'indiscutables crimes de guerre et en violant les conventions internationales obtenues au fil du temps par l'humanité. Pauvre Henri Dunant! En tuant de très nombreux civils Israel commet des crimes de guerre. Cela n'est pas discutable.
En menant ces actions totalement disproportionnées aux attaques dont elle est victime, Israel va simplement augmenter encore la haine et le désespoir des palestiniens et rendre plus difficile une paix improbable. Mais , dans le fond, n'est-ce pas ce que cherche Israel? La paix ne pouvant signifier qu'un retour dans les frontières de 1967 que ce pays refuse depuis toujours faisant mine de négocier et développant en même temps colonies et mur de séparation qui empiètent sur le maigre territoire palestinien.
Je ne suis pas le seul à penser tout cela et je retrouve ce genre d'analyses chez quelques grands écrivains israéliens. Puisque que l'on est en début d'année on ne peut que souhaiter que la raison revienne et que Obama modifie radicalement la position des Etats-unis sur cette question et appuie de toutes ses forces et de tout son crédit pour une solution négociée.
Je cite ici une partie du très beau texte de Stephane Hessel ancien Ambassadeur de France dans Liberation de ce matin. Comment mieux dire?
Mais c’est Israël surtout qui me préoccupe. Il est incroyable d’entendre l’ambassadeur d’Israël en France dire, comme il l’a fait hier sur France Inter, que 500 000 Israéliens vivent sous la terreur depuis six ans. Que nous ayons laissé sans sanction internationale le gouvernement israélien ces cinq dernières années et encore tout récemment, constitue également un crime contre les droits de l’homme. En tant que porte-parole de la Déclaration universelle, je suis personnellement scandalisé par cette impunité. Si la communauté internationale doit intervenir en Israël c’est parce qu’elle est liée par les résolutions du Conseil de sécurité, et parce qu’on a promis à Annapolis. Or elle ne fait absolument pas face à ses obligations internationales.
Pourquoi est-elle quasi silencieuse ? Parce qu’elle est intimidée par Israël, elle redoute de se faire traiter d’antisémite, elle craint qu’on ne fasse pas toute sa place à ce peuple qui a été tellement martyrisé. Cela va à l’encontre même des valeurs du judaïsme qui sont des valeurs d’ouverture, de liberté et de réconciliation des religions : autant de mérites niés par le gouvernement israélien depuis la fin de la guerre des Six jours. La politique israélienne a combattu ceux qui militaient pour la paix (l’OLP, Oslo) et favorisé les partisans de la violence, plus crédibles, selon elle, à l’égard de la population. Si la communauté internationale n’intervient pas, on court à la catastrophe - déjà présente et meurtrière pour les Palestiniens - et à plus long terme pour Israël : car tant qu’Israël ne trouvera pas la voie vers deux Etats partenaires, il aura lui-même miné sa possibilité de survie dans le Proche-Orient.
Et il est faux de prétendre que le Hamas ne veut pas discuter. Comme l’a rappelé Marek Halter dans le Figaro d’hier, le Hamas a déjà clairement laissé entendre qu’à condition de s’en tenir à l’intérieur des frontières définies en 1967, il était prêt à reconnaître l’existence de l’Etat d’Israël.
Il ne faut pas avoir peur de la multiplicité de ses indignations
Et lisez aussi la chronique de david Grosman, écrivain Israélien paru dans Liberation;
http://www.liberation.fr/monde/0101308677-stop-ne-tirez-plus
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